Sept pays européens ont vivement condamné lundi la décision de l’entité sioniste de suspendre l’approvisionnement en eau, électricité et communications dans les installations de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
Dans un communiqué conjoint, l’Islande, l’Irlande, le Luxembourg, Malte, la Norvège, la Slovénie et l’Espagne estiment que ces mesures « sapent le mandat de l’ONU, violent le droit international et aggravent la situation humanitaire des populations civiles et des réfugiés ».
Les pays européens ont demandé à L’entité sioniste de garantir le fonctionnement continu des agences humanitaires et des ONG sur le terrain, en rappelant que l’accès humanitaire doit rester « complet, sûr et sans entrave », conformément au droit international humanitaire.
« Nous soulignons l’obligation de garantir un accès humanitaire complet, sûr et sans entrave et de permettre le fonctionnement continu des opérations humanitaires des Nations Unies et de leurs partenaires, conformément au DIH (droit international humanitaire) et aux obligations juridiques internationales pertinentes », ajoute le communiqué.
La semaine dernière, le parlement sioniste a approuvé des amendements à la loi visant à mettre fin aux opérations de l’UNRWA, bloquant ainsi la fourniture d’électricité et d’eau aux installations de l’agence onusienne.
La décision de l’Etat sioniste intervient après l’adoption récente d’amendements législatifs visant à bloquer l’activité de l’UNRWA et l’approvisionnement en services essentiels dans ses installations.
Les signataires européens soulignent que le respect des privilèges et immunités de l’ONU est « impératif » et appellent la communauté internationale à protéger les populations vulnérables face à la détérioration de la crise à Ghaza, où le conflit a fait plus de 71.000 morts et 171.000 blessés depuis octobre 2023. « Le respect des privilèges et immunités des Nations Unies et du droit international humanitaire est impératif », poursuit le texte.
