L’Algérie tend la main à ses talents du monde entier

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Wassila. B

La décision historique prise par le Conseil des ministres, sous l’impulsion éclairée du président Abdelmadjid Tebboune, de créer le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger est absolument à saluer. Bien plus qu’une simple mesure administrative, cette initiative incarne un tournant stratégique dans la conception même du développement national. Elle consacre la reconnaissance que le capital humain algérien ne se limite pas aux frontières géographiques du pays, mais s’étend à travers le monde, porté par des compétences de haut niveau qui n’ont jamais rompu les liens avec leur patrie. En offrant un cadre institutionnel et consultatif à cette élite scientifique, l’Algérie pose un acte de foi en sa diaspora et en sa capacité à rayonner internationalement.

Cette décision est accueillie avec une profonde satisfaction par les associations de la diaspora, notamment en France et en Belgique, qui y voient la concrétisation d’une promesse présidentielle constante. Comme l’a souligné Nasser Khabat, secrétaire général du MOUDAF, il s’agit d’une « avancée politique majeure » qui consacre la confiance accordée aux fils et filles du pays établis à l’étranger. En leur ouvrant grand les portes, le président Tebboune ne se contente pas de les honorer ; il les associe pleinement à la construction de l’Algérie de demain. Cette orientation stratégique témoigne d’une vision résolument moderne, où le mérite et la compétence priment sur les distances, et où l’expertise acquise hors des frontières devient un atout pour la souveraineté scientifique et technologique du pays.

Le Haut conseil, en tant qu’organe consultatif rattaché à la Présidence de la République et doté d’une autonomie financière, représente un outil opérationnel d’une rare efficacité. Il ne s’agit pas d’une structure de plus, mais d’un pont vivant entre les chercheurs algériens du monde entier et les institutions nationales. Ce conseil permettra de canaliser les compétences dans des secteurs clés (énergie, agriculture, santé, numérique, environnement) où l’expertise de la diaspora peut faire la différence. En favorisant le libre échange d’idées et la co-construction de projets, l’Algérie se dote d’un levier puissant pour accélérer sa transition vers une économie de la connaissance, en phase avec les défis du XXIe siècle.

Au-delà de l’aspect technique, c’est un message politique et humain d’une grande force qui est adressé à tous les Algériens du monde. En exprimant sa fierté nationale pour ses compétences établies à l’étranger, le président Tebboune rassemble les énergies et réconcilie la diaspora avec les aspirations de la Nation. Cette initiative brise le sentiment d’exil et transforme l’éloignement géographique en une opportunité de rayonnement mutuel. Comme l’a souligné Mme Benterki Fatiha, présidente de l’association « Espoir de mères et d’enfants » en Belgique, ce conseil permet aux talents de contribuer activement au développement, renforçant ainsi les passerelles entre l’Algérie et ses enfants, dans une démarche fondée sur l’intérêt suprême du pays.