O.S

Dans le sud-est algérien, la question de l’eau potable revêt une acuité particulière, surtout lorsque les températures estivales s’emballent. Consciente des tensions récurrentes sur l’alimentation en eau potable (AEP), la wilaya de Ouargla a mis en place un dispositif d’urgence pour garantir la continuité du service et répondre aux besoins croissants de sa population.

Lors d’une séance de travail présidée par le wali, Abdelghani Filali, les services techniques ont procédé à un état des lieux précis des zones et quartiers souffrant de faibles débits. Un travail de fourmi qui a permis d’identifier les points noirs du réseau et de mobiliser des équipes spécialisées chargées de diagnostiquer les canalisations défaillantes et de contrôler la qualité de l’eau distribuée.

« Nous avons déployé tous les moyens humains et matériels nécessaires pour remédier aux perturbations, notamment dans les quartiers les plus denses », a souligné le wali, insistant sur la nécessité de poursuivre le programme de renforcement des installations de stockage, qu’elles soient aériennes ou terrestres. Plusieurs opérations concrètes sont déjà en cours. Parmi elles, la réalisation d’un château d’eau aérien de 1 000 m³ au quartier Bab-S’bâa, dans le vieux Ksar de Ouargla, ainsi qu’un forage au quartier Said-Otba-1. Autre chantier significatif : le raccordement de deux forages au complexe hydraulique du quartier Ziyaïna, dans la commune de Rouissat. Ces projets, récemment inspectés par les autorités locales, s’inscrivent dans un plan d’urgence visant à améliorer durablement le cadre de vie des citoyens, en particulier dans les zones à forte densité de population. Au-delà des infrastructures, l’enjeu est aussi celui de la gestion rationnelle de la ressource, dans une région où l’eau est un bien précieux. Les autorités locales misent sur une combinaison d’actions techniques et de sensibilisation pour faire face aux pics de consommation estivale et garantir un approvisionnement régulier et de qualité.