Toufik K
Accélérer le relogement des familles vivant dans des immeubles anciens et menaçant ruine et achever, dans le même temps, la démolition des bâtisses devenues dangereuses. C’est la double instruction donnée mardi par le wali d’Oran, Brahim Ouchene, lors d’une réunion consacrée au suivi de ce dossier sensible.
L’objectif affiché est de ne laisser subsister aucun maillon dans la chaîne de traitement des constructions à risque : évacuer leurs occupants, assurer leur relogement dans des conditions appropriées, puis procéder à la démolition des immeubles concernés afin de supprimer les dangers persistants pour les habitants, les riverains et les usagers de l’espace public.
Cette orientation intervient dans le cadre du suivi de la situation des familles toujours installées dans des logements présentant des risques liés à la vétusté et à la dégradation du bâti. Le chef de l’exécutif de la wilaya a insisté sur la nécessité de maintenir le rythme des opérations de transfert et de ne pas dissocier la prise en charge sociale des familles de l’intervention sur les constructions déclarées dangereuses.
Le relogement constitue ainsi une étape préalable à la sécurisation définitive des sites concernés. Une fois les immeubles évacués, leur démolition doit permettre d’éliminer les risques d’effondrement et de limiter les menaces susceptibles de peser sur le voisinage et les passants.
La rencontre a également permis de faire le point sur l’avancement des opérations et de renforcer la coordination entre les différents intervenants. Étaient présents le chef de la daïra d’Oran, le directeur du logement, le directeur général de l’OPGI, le président de l’APC d’Oran ainsi que la chargée de la cellule logement auprès du cabinet du wali.
La mobilisation de ces différents responsables souligne le caractère transversal du dossier, qui nécessite une articulation étroite entre les services du logement, les collectivités locales et les organismes chargés de la gestion du parc immobilier.
Les instructions données visent désormais à accélérer les différentes étapes de l’opération, en accordant la priorité aux familles exposées aux situations les plus préoccupantes. Pour les autorités locales, l’enjeu est double : mettre les occupants à l’abri et débarrasser progressivement les quartiers concernés des constructions devenues une menace.
Au-delà de la seule question du logement, le traitement des immeubles menaçant ruine s’inscrit ainsi dans une démarche plus large de sécurisation du tissu urbain et d’amélioration du cadre de vie.

