
Habib Benaouda
Le deuxième volet du projet d’aménagement urbain engagé à Hassi Bounif se poursuit avec l’ambition de remettre à niveau plusieurs axes routiers et voies de desserte dont l’état s’est progressivement détérioré sous l’effet d’un trafic particulièrement dense. Au cœur des préoccupations, la circulation des poids lourds à destination des zones industrielles voisines, qui exerce une forte pression sur le réseau routier et le tissu urbain de la commune.
Les interventions en cours portent notamment sur plusieurs chaussées et trottoirs à l’intérieur de la commune, en particulier aux abords de la station-service et sur l’axe menant au quartier Chahid Mahmoud. Les services concernés s’emploient à traiter les points les plus dégradés et à remettre en état des voies marquées par l’apparition de nombreux nids-de-poule, de fissures ainsi que par la détérioration de plusieurs portions de trottoirs.
La dégradation du réseau routier n’est toutefois pas le seul problème auquel sont confrontés les habitants. Depuis plusieurs années, l’intensification du trafic des camions a profondément affecté les conditions de circulation dans la commune, en accélérant l’usure des voies internes et en générant d’importantes perturbations du trafic. La présence de véhicules de gros tonnage au sein du tissu urbain constitue également une source de préoccupation en matière de sécurité routière.
Un axe stratégique sous pression
Les travaux ont également gagné l’entrée de la zone industrielle de Hassi Ameur, où des opérations de nettoyage, de dégagement et d’enlèvement des obstacles ont été lancées sur les abords de la chaussée. Les interventions concernent également les espaces dégradés longeant cet axe, considéré comme un passage stratégique pour le trafic des véhicules et, surtout, des poids lourds desservant les zones d’activité.
Si le lancement de ces travaux est favorablement accueilli par les riverains, beaucoup estiment que la réhabilitation des chaussées devra impérativement s’accompagner d’une meilleure régulation du trafic des poids lourds. Pour eux, le risque est de voir les routes fraîchement réhabilitées se dégrader à nouveau sous l’effet du passage incessant des camions.
La question du stationnement anarchique des poids lourds et des conteneurs est également soulevée. Des riverains déplorent leur présence le long des principaux axes routiers et jusque dans certains quartiers résidentiels, où ils constituent à la fois un obstacle à la circulation et un facteur de risque pour les usagers, particulièrement les enfants et les élèves.
Le tronçon reliant Hassi Ameur, Hassi Bounif et Hassi Ben Okba concentre lui aussi une importante partie de la pression exercée par le trafic industriel. Cet itinéraire, fortement fréquenté par les poids lourds, fait l’objet de demandes insistantes de réhabilitation et d’une organisation plus rigoureuse de la circulation des véhicules de gros tonnage, en tenant compte de la vocation industrielle de la zone et de l’importance des flux générés par les activités économiques.
Des itinéraires dédiés à mieux faire respecter
La problématique persiste malgré la décision portant interdiction de la circulation des camions à l’intérieur du tissu résidentiel de Hassi Bounif. Selon les habitants, certains chauffeurs continuent néanmoins d’emprunter les voies internes, alors même que des itinéraires spécifiques sont prévus pour le trafic des poids lourds.
Au-delà de la remise en état des chaussées, c’est donc toute la question de la gestion du trafic industriel qui se pose. Pour les habitants, la réussite du projet d’aménagement dépendra autant de la qualité des travaux réalisés que du respect des itinéraires réservés aux camions et de l’application effective des mesures destinées à préserver les zones résidentielles.
Sans une régulation durable du trafic des poids lourds, les efforts engagés pour réhabiliter le réseau routier risquent, en effet, de ne constituer qu’une réponse provisoire à un problème structurel.



