Habib Benaouda 

Après plusieurs années d’attente et deux procédures infructueuses, le projet de réhabilitation du réseau d’assainissement du vieux quartier de El Berki, à Oran, vient de franchir une étape décisive. Le wali d’Oran, Brahim Ouchene, a décidé de reprendre en main ce dossier longtemps bloqué et d’en confier la prise en charge à la Direction des ressources en eau et de l’hydraulique, avec pour objectif de permettre le lancement des travaux dans les meilleurs délais.

Cette intervention vise à sortir le projet de l’impasse administrative et technique dans laquelle il se trouvait. Placé jusque-là sous la responsabilité de la commune d’Oran, le dossier n’avait pas pu aboutir, le marché public ayant été déclaré infructueux à deux reprises. Une situation qui a considérablement retardé la réalisation d’un réseau devenu particulièrement vétuste et dont la dégradation pèse directement sur le quotidien des habitants.

Le wali a ainsi instruit les services de l’hydraulique de prendre en charge le dossier et d’engager les démarches nécessaires à la réhabilitation et au renouvellement des canalisations. Le transfert de cette responsabilité devrait permettre de fluidifier les procédures et surtout de passer enfin à la phase opérationnelle après des années de blocage.

Un second volet doté de 15 milliards de centimes

L’opération constitue le deuxième volet du programme d’aménagement consacré au vieux quartier de El Berki. En 2025, une enveloppe de près de 23 milliards de centimes avait été accordée par le ministère de l’Intérieur pour poursuivre l’aménagement du quartier et moderniser ses différents réseaux et équipements.

Pour la tranche consacrée à l’assainissement, quelque 15 milliards de centimes sont actuellement mobilisés. Une enveloppe supplémentaire pouvant atteindre 8 milliards de centimes pourrait être envisagée en fonction des difficultés techniques qui seraient découvertes au cours du chantier.

Cette éventuelle rallonge s’explique par la nature même de l’opération. Une part importante des interventions devant être réalisée en sous-sol, l’état exact des anciennes canalisations et des réseaux existants ne pourra être pleinement établi qu’après l’ouverture des tracés et les opérations de terrassement. Tout financement complémentaire devra donc être justifié par des contraintes techniques effectivement constatées sur le terrain.

Au-delà de l’enjeu technique, la remise à niveau de ce réseau répond à une urgence sanitaire et environnementale. La vétusté des canalisations constitue en effet une source de dysfonctionnements susceptibles d’affecter les conditions de vie des habitants et l’environnement immédiat du quartier.

Après les études, place désormais au chantier

Le véritable enjeu réside désormais dans la concrétisation de cette décision. Après les études, les procédures et les appels d’offres infructueux, les habitants attendent le passage à l’acte et l’ouverture effective du chantier.

La nouvelle prise en charge du dossier par la Direction de l’hydraulique devrait permettre d’accélérer le processus et de lever les derniers obstacles administratifs. Reste à assurer le respect des délais et, surtout, la qualité des travaux, seuls véritables indicateurs de la réussite de cette opération.

Pour les habitants de El Berki, qui attendent depuis des années une solution durable, l’ouverture du chantier marquera une première victoire. Mais l’objectif final demeure la mise en service d’un réseau d’assainissement fiable et adapté, capable de mettre définitivement fin aux dysfonctionnements qui ont longtemps affecté le quartier.