Les secouristes redoublent d’efforts samedi pour rechercher quelque 3.000 disparus et évacuer les rescapés bloqués à la frontière entre le Népal et la Chine, trois jours après la terrible crue qui a fait au moins 633 morts et laissé un paysage de dévastation, selon un nouveau bilan.

Le désastre, dans cette région prisée des alpinistes et pèlerins, a fait au moins 633 morts à ce stade – 626 au Népal selon l’autorité en charge des situations d’urgence, et sept côté chinois -, sans compter sept corps repêchés très loin en aval, en Inde, dont la provenance n’a pas été confirmée.

Au Népal, le nombre de disparus a fait un bond samedi de 1.924 à 2.426 d’après la même source, dont 933 employés de centrales hydroélectriques, pour toujours 517 étrangers sur le total. S’ajoutent 554 personnes qui manquent à l’appel en Chine, dont 260 étrangers.

L’Institut d’études géologiques des Etats-Unis (USGS) a expliqué que ce cataclysme, survenu mercredi, avait été provoqué par l’effondrement d’un glacier, déclenchant une vaste coulée de débris glacés qui a tout ravagé sur son passage.

Selon la Croix-Rouge, jusqu’à 93.000 personnes pourraient avoir été affectées par cette catastrophe.

Alors que les chances de retrouver des survivants diminuent, les secouristes redoublent d’efforts pour atteindre les zones touchées, où les dégâts compliquent les livraisons de vivres et d’eau.

Le tout sous le risque de nouvelles inondations. Ce déluge de glace et de boue a entraîné la formation d’immenses lacs qui risquent de déborder ou céder, dont l’un constitue une menace directe pour les secouristes.

Vendredi, les opérations de secours avaient été perturbées aussi bien du côté népalais que chinois en raison d’alertes liées à de possibles coulées, levées par la suite. Les inondations et les glissements de terrain sont fréquents pendant la mousson – entre juin et septembre – au Népal, au Tibet et dans toute l’Asie du Sud. Selon les scientifiques, le changement climatique accroît leur intensité et leur fréquence.