Habib Benaouda 

L’Établissement hospitalier du 1er Novembre 1954 d’Oran renforce ses capacités dans le domaine de la chirurgie artérielle et vasculaire. Avec plus de 950 interventions réalisées chaque année, le service prend désormais en charge des pathologies complexes qui nécessitaient auparavant, dans certains cas, une évacuation sanitaire à l’étranger.

Cette activité soutenue traduit, selon des sources médicales, la montée en puissance de la chirurgie vasculaire au sein de l’établissement, portée à la fois par la modernisation des équipements et par l’expérience acquise par les équipes médicales algériennes. Les nouvelles techniques permettent aujourd’hui d’aborder des cas complexes selon des protocoles thérapeutiques modernes et de limiter le recours aux interventions conventionnelles.

Le service accueille par ailleurs des patients provenant de plusieurs régions du pays, au-delà d’Oran et des wilayas limitrophes. Une évolution qui témoigne, selon les mêmes sources, de la confiance grandissante accordée aux compétences humaines et aux moyens techniques disponibles au sein de l’EHU.

Parmi les pathologies prises en charge figurent notamment les varices, les obstructions et les anévrismes artériels. Le recours à des techniques moins invasives permet, dans certains cas, de réduire le traumatisme chirurgical, les douleurs postopératoires ainsi que la durée de récupération.

Le service affiche également des résultats positifs dans la création de fistules artério-veineuses destinées aux patients souffrant d’insuffisance rénale et nécessitant une hémodialyse. Cette prise en charge constitue un élément essentiel du parcours thérapeutique de ces patients.

La gestion des urgences vasculaires demeure, en outre, une priorité, en raison de la nécessité d’intervenir rapidement face à des pathologies susceptibles d’entraîner des complications graves.

Au-delà de l’activité chirurgicale, le secteur s’oriente vers une meilleure connaissance des besoins sanitaires à l’échelle nationale, à travers l’amélioration du recensement des pathologies en coordination avec les structures de santé, les médecins généralistes et la sécurité sociale.

Cette démarche accompagne le processus de numérisation du secteur et la mise en place progressive d’une carte numérique du patient. À terme, l’objectif est d’améliorer le suivi médical, d’optimiser l’utilisation des ressources et de contribuer à réduire davantage le recours aux soins à l’étranger.