Meriem B
La cinquième édition de la Journée nationale de l’imam a été célébrée mardi à Oran dans un esprit à la fois de reconnaissance et de rappel des responsabilités qui entourent la mission de l’imam. Organisée à la mosquée-pôle Abdelhamid Ibn Badis, la cérémonie a été marquée par l’attribution de 30 Omra à des imams de la wilaya, en signe de considération pour leur engagement dans la transmission des valeurs religieuses et l’accompagnement de la société.
« Modération et juste milieu, sécurité et stabilité » : le slogan retenu pour cette édition résume la portée donnée à cette journée, qui entend mettre en lumière une fonction dont l’influence dépasse largement le cadre de la prière. Dans les différentes interventions prononcées à cette occasion, l’imam a été présenté comme un enseignant, un éducateur et un acteur du bien, mais aussi comme un repère appelé à contribuer à l’équilibre de la société, tant dans les comportements que dans la pensée.
Prenant la parole au nom de la Direction des affaires religieuses et des wakfs, Moussa Boucetta, chargé de la gestion de ses services à Oran, a insisté sur cette dimension sociale de la fonction. Il a notamment mis en avant le rôle « pivot » de l’imam dans la bonne orientation de la société et dans la protection de la référence religieuse nationale, soulignant ainsi une responsabilité qui s’inscrit autant dans la transmission que dans la préservation des repères collectifs.
Cette approche rejoint le message développé lors de la cérémonie autour de la notion même d’« imam », dont la vocation est associée, dans les textes religieux cités, à l’exemplarité et à l’orientation. L’imam n’est donc pas seulement celui qui conduit la prière : il est celui dont la parole, le comportement et l’engagement doivent contribuer à guider et à rassembler.
La cinquième édition intervient par ailleurs au terme des activités consacrées au mois de Rabie El Aouel. Les mosquées, écoles coraniques et zaouïas ont, à cette occasion, multiplié les initiatives consacrées à la vie et aux enseignements du Prophète Mohamed (QSSSL), donnant à la célébration une dimension spirituelle particulière.
La mémoire du cheikh Sidi Mohamed Ben Lakbir a également occupé une place importante dans les interventions. Figure emblématique de la référence religieuse algérienne, il a été évoqué comme un modèle de modération et de juste milieu, mais aussi comme une référence scientifique et pédagogique dont l’héritage continue d’alimenter la transmission des valeurs religieuses. Un hommage qui prend une résonance particulière dans une journée consacrée précisément à la place et à la mission de l’imam.
Au-delà de la cérémonie, le message porté à Oran est ainsi celui d’un rôle qui demeure étroitement lié à la cohésion de la société. Dans un contexte où la modération du discours religieux est érigée en facteur de stabilité, l’imam apparaît comme l’un des relais essentiels de la référence religieuse nationale et de sa transmission aux nouvelles générations.
La rencontre a enfin été l’occasion de saluer l’accompagnement du wali d’Oran, Brahim Ouchene, en faveur du secteur des affaires religieuses et des wakfs, ainsi que son soutien aux mosquées, aux écoles coraniques et aux zaouïas et à la promotion de l’enseignement coranique dans la wilaya.
À travers les 30 Omra offertes aux imams, cette cinquième édition aura finalement donné une traduction concrète à cette volonté de reconnaissance. Un geste qui vient consacrer, au-delà de l’hommage, la place accordée à ceux qui portent au quotidien un message de transmission, de modération et de stabilité.




