Meriem B 

La modernisation de l’administration publique passe également par une meilleure maîtrise de son patrimoine documentaire. C’est dans cette perspective qu’une rencontre régionale consacrée à la gestion des documents d’activité et des archives des collectivités locales à l’ère du numérique s’est tenue, ce dimanche, à l’Institut national de formation des personnels des collectivités locales « Rachid Mirazi », à Oran.

Organisée par la Direction générale des Archives nationales, relevant de la présidence de la République, en coordination avec le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, cette rencontre a réuni le wali d’Oran, Brahim Ouchene, le directeur général des Archives nationales, Mohamed Bounâama, le directeur des archives et de la documentation auprès du ministère de l’Intérieur, ainsi que des secrétaires généraux des wilayas d’Oran, de Mostaganem, de Chlef et de Relizane. Des cadres administratifs et des représentants des collectivités locales ont également pris part aux travaux.

DES PRATIQUES À ADAPTER AUX EXIGENCES DU NUMÉRIQUE

Cette initiative s’inscrit dans le processus de modernisation de l’administration publique et vise à faire évoluer les méthodes de classement, de conservation et de circulation des documents administratifs. L’objectif est de mettre en place une gestion documentaire plus efficace, permettant aux services de disposer rapidement d’informations fiables et de sécuriser les fonds archivistiques.

Les travaux ont porté sur les mécanismes de numérisation, les modalités de conservation électronique et l’amélioration des procédures de traitement des documents. Au-delà de la simple conversion des supports papier en fichiers numériques, la démarche consiste à organiser l’ensemble du cycle documentaire, depuis la création du document jusqu’à son archivage, dans le respect des normes et des dispositions réglementaires.

Pour les collectivités locales, une telle évolution doit contribuer à accélérer le traitement des dossiers, à faciliter les échanges entre les services et à réduire les risques de perte ou de détérioration des documents. Elle permet également de rationaliser les espaces de stockage et d’améliorer l’accès à l’information nécessaire à la prise de décision.

VERS UNE MEILLEURE PRÉSERVATION DE LA MÉMOIRE ADMINISTRATIVE

Les archives constituent aussi une mémoire institutionnelle précieuse. Elles retracent les décisions, les projets et les réalisations des collectivités locales, tout en conservant des informations indispensables à la compréhension de leur évolution.

Dans ce contexte, le directeur général des Archives nationales a annoncé la préparation d’une cartographie et d’un recensement des fonds conservés au niveau des collectivités locales, notamment ceux antérieurs à 1962. Cette opération doit permettre de mieux connaître le patrimoine documentaire disponible et de faciliter sa préservation et sa valorisation.

La formation des personnels et la coordination entre les différentes structures concernées figurent également parmi les conditions nécessaires à la réussite de cette transition. Les échanges engagés lors de cette rencontre régionale doivent ainsi permettre d’identifier les difficultés rencontrées sur le terrain et de dégager des recommandations concrètes.

L’ambition affichée est de faire de la gestion des archives un levier de modernisation du service public, tout en garantissant la sauvegarde de la mémoire administrative et historique des collectivités locales.