Plus de 13.000 femmes enceintes à Taïz, au Yémen, sont privées de services de santé maternelle, dont 1.500 devraient accoucher dans les deux prochaines semaines, selon un rapport du Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), qui alerte sur l’aggravation de la crise humanitaire dans le pays.
L’organisation onusienne a alerté, dans son rapport publié vendredi, quant à l’escalade des hostilités et les restrictions d’accès qui continuent de couper la ville des approvisionnements essentiels et de l’aide vitale, précisant que plus de 13.000 femmes enceintes à Taïz sont privées de services de santé maternelle, dont 1.500 devraient accoucher dans les deux prochaines semaines.
Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a, pour sa part, indiqué, selon la même source, que plus de 147.000 femmes et filles en âge de procréer à Taïz sont privées de soins vitaux. Seuls cinq des 27 hôpitaux d’urgence assurant les soins maternels et néonatals fonctionnent encore partiellement, a souligné UNFPA, notant qu’au moins 500 femmes enceintes devraient avoir besoin de soins obstétricaux d’urgence.
Par ailleurs, près des trois quarts des services de protection des femmes et des filles contre les violences dans le gouvernorat de Taïz ont été suspendus, notamment les espaces sécurisés et les abris, signale le Bureau.
Il a également estimé que l’impossibilité d’acheminer les kits de dignité jusqu’à la ville expose davantage les femmes et les filles déplacées aux risques d’exploitation et de violences.
Par ailleurs, l’ONU a réitéré son appel à toutes les parties au conflit pour qu’elles protègent les civils et garantissent un accès humanitaire sûr, rapide et sans entrave aux personnes dans le besoin.




