Habib Benaouda 

La course aux élections locales du 28 novembre prochain connaît ses premiers bouleversements à Oran. L’examen des dossiers de candidature a conduit à l’exclusion de plusieurs présidents d’assemblées populaires communales (APC), compromettant ainsi leurs ambitions de briguer un nouveau mandat ou de rejoindre d’autres assemblées élues. Une étape décisive qui pourrait contraindre les formations politiques à revoir leurs choix et à remanier leurs listes.

Le processus de vérification des candidatures se poursuit dans la wilaya, avec un examen minutieux de la conformité des dossiers aux conditions légales et réglementaires en vigueur. Les décisions d’exclusion concernent des élus locaux en exercice, mais également d’anciens responsables, dans un contexte où la validation des candidatures constitue un préalable incontournable à la participation au scrutin.

Parmi les situations qui retiennent l’attention figure celle de Tahari Houari, président de l’APC de Bir El Djir et membre du Front El Moustakbal. Ce dernier a déposé sa candidature sur la liste de l’Assemblée populaire de wilaya (APW), avec la perspective de passer de la gestion communale à l’instance délibérante de la wilaya, sous réserve de la validation définitive de son dossier.

Les noms de Benali Benyoucef, président de l’APC d’Oran et représentant du Mouvement de la société pour la paix (MSP), ainsi que du président de l’APC de Bousfer, affilié au Front de libération nationale (FLN), figurent également parmi les candidatures signalées.

Ces exclusions interviennent à un moment crucial pour les partis politiques, désormais confrontés à la nécessité de consolider leurs listes en s’assurant de l’éligibilité de leurs candidats. Dans les communes où la bataille électorale s’annonce serrée, toute invalidation est susceptible de rebattre les cartes et de modifier les équilibres en présence. Les formations concernées devront ainsi tenir compte des décisions rendues pour ajuster leurs stratégies et préserver leurs chances lors du prochain scrutin.

Les listes définitivement retenues devraient être connues à l’issue de cette phase d’examen, dont l’échéance est fixée au 18 octobre. La publication des candidatures acceptées et rejetées, accompagnée des motifs légaux justifiant les décisions, permettra de mieux mesurer l’ampleur de ces exclusions et leurs conséquences sur la configuration de la compétition électorale à Oran.

À un peu plus d’un mois du rendez-vous électoral du 28 novembre 2026, les regards se tournent désormais vers les répercussions de ces décisions sur les stratégies partisanes et les rapports de force locaux. L’enjeu est de taille pour les formations politiques, appelées à défendre leurs positions dans les assemblées populaires communales et de wilaya.