R. L
Les autorités locales de la wilaya d’Oran ont mis un terme, samedi, aux tentatives d’un élu local visant à s’approprier l’extension d’un kiosque dont il bénéficiait depuis plusieurs années, en cherchant à régulariser la situation par le biais d’une délibération au sein de l’Assemblée populaire communale (APC) dont il est membre.
Les services compétents ont procédé à la démolition de l’ensemble de l’espace ayant fait l’objet d’une extension irrégulière du kiosque, transformé entre-temps en café. Des parties supplémentaires édifiées sans autorisation ont également été détruites. Le kiosque a, par ailleurs, été placé sous scellés dans l’attente de l’achèvement des procédures administratives et juridiques en cours.
Le dossier avait déjà fait l’objet d’une couverture dans de précédentes éditions du quotidien Cap Dz. L’affaire avait éclaté au début de l’actuelle mandature locale, mettant en lumière des pratiques jugées préoccupantes par plusieurs observateurs. À l’époque, plusieurs élus de l’Assemblée populaire communale avaient exprimé leur ferme opposition à une tentative de régularisation du kiosque par voie de délibération, dénonçant un dépassement grave susceptible d’ouvrir la voie à la reconnaissance d’une situation irrégulière. En un laps de temps relativement court, le kiosque avait été transformé en véritable local commercial, ce qui aurait pu conduire à la validation de son extension sans la vive contestation exprimée dès les premières révélations de l’affaire.
Selon les éléments rapportés, le bénéficiaire avait procédé à l’agrandissement du kiosque en empiétant sur une partie du domaine public, en violation de la réglementation en vigueur. L’espace ainsi étendu aurait ensuite été loué à un tiers, suscitant de nombreuses interrogations quant aux raisons de l’absence d’intervention précoce pour mettre fin à cette situation.
Ce dossier a également alimenté des tensions internes au sein de l’Assemblée populaire communale, certains élus estimant que son introduction visait à exercer une pression sur la municipalité afin d’obtenir des concessions.
La commune ne s’est toutefois pas engagée dans une procédure de régularisation durant toute la mandature, jusqu’aux derniers jours de celle-ci. L’intervention des autorités locales, ce samedi, a finalement permis de récupérer le domaine public et de mettre un terme aux différentes formes d’exploitation illégale des espaces publics.
Cette opération a ainsi abouti à la clôture de l’un des dossiers de dépassements signalés, en attendant la récupération d’autres espaces publics concernés par des occupations irrégulières. Elle constitue également un signal clair envoyé par les autorités locales : la loi s’applique à tous, sans distinction.
