Djamila M

Mercredi matin, des spécialistes et chercheurs en droit et en sciences de l’information se sont réunis dans le cadre d’un colloque national hybride organisé par le Laboratoire de droit économique et de l’environnement de la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed. La rencontre portait sur le thème : « L’exercice de l’activité médiatique en Algérie : analyse des législations en vigueur », avec la participation d’universitaires, d’experts en communication et de professionnels issus de diverses institutions médiatiques.

Selon les organisateurs, ce colloque scientifique vise à étudier et analyser l’état actuel de la législation médiatique en Algérie, en évaluant son efficacité pour renforcer la liberté de la presse et garantir l’indépendance des journalistes. Il s’agit également d’apprécier dans quelle mesure ces textes législatifs sont adaptés pour encadrer la pratique médiatique et accompagner son évolution face aux transformations technologiques et numériques que connaît le secteur à l’échelle mondiale.

L’événement s’attache notamment à examiner le contenu des nouvelles lois médiatiques et à analyser leurs dispositions afin d’évaluer leur capacité à concrétiser une liberté de la presse effective en Algérie. Il cherche également à déterminer si ces textes offrent un cadre juridique solide pour organiser le développement des médias électroniques, devenus une composante majeure du paysage médiatique moderne.

Les intervenants ont abordé plusieurs axes essentiels relatifs au cadre légal régissant l’activité médiatique en Algérie, en mettant un accent particulier sur les évolutions législatives récentes. Parmi celles-ci, le réaménagement constitutionnel de 2020 constitue une étape majeure dans le renforcement des libertés publiques, notamment la liberté de la presse et d’expression. Dans le prolongement de cette réforme, le législateur algérien a adopté une série de textes visant à encadrer le secteur médiatique et à l’adapter aux transformations en cours. Le point central de ces réformes est la loi organique n°14-23 relative aux médias, promulguée le 27 août 2023, qui inaugure une nouvelle phase dans la régulation du secteur et remplace les textes antérieurs.

Les participants ont souligné que cette loi introduit plusieurs dispositions visant à organiser l’activité médiatique, à définir ses conditions d’exercice, tout en cherchant à concilier la garantie de la liberté d’expression, la protection de l’intérêt public et le respect des lois en vigueur.

Le colloque a également traité de la transition numérique dans le secteur des médias, insistant sur la nécessité d’accompagner ce changement par un cadre juridique flexible et efficace. Celui-ci doit permettre le développement des médias électroniques, particulièrement dans un contexte de prolifération des plateformes numériques et des réseaux sociaux.

Enfin, la rencontre a constitué une occasion de formuler des recommandations et propositions destinées à renforcer le système légal des médias en Algérie, à promouvoir le professionnalisme et l’indépendance journalistique, et à soutenir la modernisation du secteur pour répondre aux exigences de l’ère numérique.