H. Nassira
Ce samedi marque l’échéance du délai de recours devant le tribunal administratif pour les candidats écartés des listes électorales relatives aux élections législatives. Plusieurs d’entre eux ont engagé des procédures contentieuses, contestant leur exclusion et estimant que les motifs invoqués pour le rejet de leurs dossiers demeurent insuffisamment explicités, malgré des formulations largement similaires fondées sur les dispositions de l’article 200.
Ce dernier encadre notamment les situations liées à d’éventuels liens entre certains milieux d’affaires et des influences directes ou indirectes susceptibles d’altérer la sincérité du choix libre de l’électeur, un fondement juridique qui continue de susciter de vifs débats.
Dans ce contexte, plusieurs postulants ont introduit des recours formels, à l’image de candidats issus des listes du Front de libération nationale (FLN). Ces derniers disent avoir été pris de court par la décision d’exclusion, d’autant qu’elle repose sur un dispositif légal controversé, régulièrement au centre des discussions politiques et juridiques.
Les requérants concernés comptent parmi eux d’anciens et d’actuels députés. Une partie d’entre eux a déposé ses recours durant la matinée, tandis que d’autres, issus de différentes formations politiques, ont attendu les dernières heures de la journée pour finaliser leurs démarches auprès de la juridiction administrative.
Cette dynamique contentieuse intervient après une phase initiale durant laquelle une proportion notable de candidats recalés avait renoncé à toute contestation, avant de revenir sur cette position et d’opter finalement pour la voie du recours judiciaire.
Par ailleurs, la délégation de wilaya de l’Autorité nationale indépendante des élections à Oran a achevé la notification de l’ensemble des listes concernées par les décisions d’acceptation et de rejet. Le processus a conduit à l’éviction d’un nombre significatif de députés candidats, dont quatre élus du Rassemblement national démocratique (RND), trois du Mouvement de la construction nationale, trois du Front de libération nationale (FLN), deux du Front El Moustakbel, ainsi qu’un député du Mouvement de la société pour la paix (MSP), soit un total de 13 parlementaires sur 17 candidats en lice.
Sur le plan politique, cette vague d’exclusions a également des répercussions organisationnelles au sein de plusieurs formations, confrontées à la perte de cadres occupant des fonctions clés, notamment des secrétaires et coordinateurs de wilaya, ainsi que des élus locaux. Certains concernés ont, dans la foulée, annoncé leur retrait de la scène politique.
Dans ce contexte, les partis sont appelés à poursuivre leurs préparatifs en vue de la campagne électorale, tout en tentant de préserver la cohésion de leurs structures militantes, dans l’attente des prochaines échéances électorales locales.




