H. Nassira 

Le Mouvement de la société pour la paix (MSP) engage la bataille des élections législatives à Oran sous la bannière du numéro 5, avec un programme intitulé « Confiance ». Une plateforme politique que la formation présente comme une vision de rupture progressive, articulée autour de la refondation des institutions, du renforcement des libertés et de la consolidation de la gouvernance publique. À travers cette participation, le parti entend se positionner comme une force de proposition au service des préoccupations citoyennes et des attentes sociales.

Une offre politique axée sur la réforme institutionnelle

Le programme « Tika (Confiance) » s’articule autour d’axes considérés comme structurants par la formation politique. Il met en avant la nécessité de bâtir des institutions fortes, garantes des libertés publiques et de la reddition des comptes, tout en consacrant un Parlement plus représentatif et pleinement investi de ses fonctions législatives et de contrôle.

Le texte du programme insiste également sur la transparence de l’action publique, la promotion de la participation citoyenne et l’ancrage de la justice sociale comme fondement de la dignité du citoyen. La question de l’insertion des jeunes et de leur rôle dans le développement économique et social figure également parmi les priorités affichées.

Une campagne de proximité et d’écoute citoyenne

Dans le cadre de la campagne électorale, la liste du MSP à Oran mise sur une stratégie de terrain fondée sur la proximité. Les candidats entendent multiplier les rencontres avec les citoyens afin d’expliquer les grandes lignes du programme et recueillir les préoccupations locales.

Cette démarche, selon les responsables de la liste, vise à replacer le débat public au contact direct des réalités sociales, en mettant l’accent sur les solutions concrètes plutôt que sur les discours généraux.

Une liste entre expérience politique et renouvellement des profils

La liste présentée par le MSP à Oran se compose de 22 candidats, mêlant figures expérimentées du parti et nouveaux visages. Plusieurs responsables et cadres de la formation figurent en bonne position, traduisant une volonté d’équilibre entre continuité organisationnelle et ouverture. On y retrouve notamment des profils tels qu’Amine Alouche, Machaï Abdelkarim et Bouheda Sid Ahmed, aux côtés de Kamel Babou et Nadir Refsi, qui illustrent cette combinaison entre encadrement politique expérimenté et nouvelles figures appelées à renforcer la dynamique de la campagne.

Le parti a également accordé une place notable à la représentation féminine avec six candidates, un choix présenté comme une volonté d’élargir la participation politique des femmes dans les institutions représentatives.

Parmi les profils mis en avant, la liste comprend notamment Rabia Baroudi, figure militante connue pour son parcours politique et son implantation locale, notamment après sa performance remarquée lors des élections locales de 2021, où elle avait obtenu plus de 5 000 voix, confirmant ainsi son ancrage électoral et son poids dans la dynamique locale. Son expérience de terrain et son engagement au sein des structures locales sont présentés comme des atouts majeurs dans cette campagne.

La liste inclut également plusieurs profils issus de différents secteurs professionnels et associatifs, illustrant une volonté d’ouverture vers des compétences diversifiées. Elle comprend notamment les candidates Fatima Zahra Rahti, Insaf Kamra et Mimouna Tayeb, aux côtés d’autres profils féminins et d’acteurs engagés issus de la société civile, traduisant cette orientation vers une représentation plus large et plus inclusive des compétences locales.

Des ajustements dans la configuration de la liste

Selon les éléments communiqués localement, la liste finale a connu quelques ajustements par rapport à la version initiale, après validation par les instances compétentes. Ces modifications ont entraîné des changements dans l’ordre de classement de certains candidats, traduisant une réorganisation interne de la stratégie électorale.

Cette dynamique a notamment permis la progression de certaines figures locales, renforçant leur visibilité dans la compétition électorale.

Un renouvellement marqué par l’arrivée de nouveaux candidats

L’un des éléments notables de cette liste reste l’intégration de 17 candidats qui se présentent pour la première fois à une échéance électorale. Ce renouvellement est présenté par la formation comme un choix stratégique visant à introduire de nouvelles énergies dans l’action politique et institutionnelle.

Le parti met en avant une logique d’ouverture vers des profils issus de la société civile et de différents horizons professionnels, en rupture avec une logique de carrières politiques exclusivement établies.

Un projet global de transformation politique et économique

Au-delà de la dimension électorale, le programme « Tika » se veut une proposition de transformation globale. Il plaide pour une réforme profonde de la gouvernance politique, fondée sur la séparation effective des pouvoirs, le renforcement de l’indépendance de la justice et la consolidation des libertés fondamentales.

Sur le plan économique, le mouvement défend une transition d’un modèle basé sur la rente vers une économie productive et innovante, reposant sur l’investissement et la diversification. Il appelle également à une réforme de la gestion des finances publiques afin de les orienter vers des objectifs de développement durable.

Un accent particulier est également mis sur la réforme des secteurs sociaux, notamment l’éducation et la santé, considérés comme des piliers essentiels de la cohésion nationale et de l’égalité des chances.

Une vision politique tournée vers un « nouvel horizon national »

Dans sa lecture de la situation nationale, le MSP, qui porte de je numéro « 5 », estime que le pays se trouve face à des choix structurants, entre des potentialités importantes et des déséquilibres nécessitant, selon lui, une réorientation profonde des politiques publiques.

La formation met en garde contre les approches partielles ou les réformes jugées superficielles, plaidant pour une démarche globale, cohérente et durable.

Une responsabilité collective face aux enjeux de demain

Le mouvement estime que les transformations politiques, économiques et sociales qu’il appelle de ses vœux ne sauraient être l’apanage d’un seul acteur ou d’une seule institution. Selon cette lecture, la réussite de toute dynamique de réforme repose nécessairement sur une mobilisation élargie, associant à la fois les acteurs politiques, les institutions publiques et les citoyens dans une logique de complémentarité et de coresponsabilité.

Le MSP insiste, dans ce sens, sur l’idée que la construction de l’avenir national ne peut se limiter à des engagements programmatiques ou à des échéances électorales, mais doit s’inscrire dans un processus continu, fondé sur la participation active et l’implication durable des différentes composantes de la société. Cette approche repose, selon la formation, sur la nécessité de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, considérée comme un préalable essentiel à toute réforme structurelle.

Dans cette perspective, le parti appelle à un engagement citoyen renforcé, où la participation politique ne se réduit pas au seul acte de vote, mais s’étend à l’ensemble des espaces de débat, de contrôle et de proposition. Il met également en avant la nécessité de promouvoir une culture de responsabilité partagée, dans laquelle chaque acteur contribue, à son niveau, à la consolidation de l’intérêt général.

Enfin, le mouvement souligne que les défis auxquels le pays est confronté exigent une volonté collective de changement, fondée sur le dialogue, la transparence et la recherche de solutions consensuelles. Une dynamique qui, selon lui, ne peut s’enraciner durablement qu’à travers une adhésion sincère aux principes de confiance, de participation et d’engagement commun autour des priorités nationales.