H. Nassira 

Depuis minuit, la campagne électorale relative aux élections des membres de l’Assemblée populaire nationale prévues le 2 juillet est entrée dans sa phase décisive. Les partis politiques et les listes en compétition ont commencé à exposer leurs programmes et à présenter leurs candidats, engagés dans une démarche de proximité avec les citoyens, visant à prendre le pouls de l’opinion publique, à sensibiliser à l’importance du scrutin et à mettre en avant leurs profils afin de garantir la meilleure représentation possible au sein de l’hémicycle.

Dans la capitale de l’Ouest, la compétition se structure autour de huit listes validées par l’Autorité nationale indépendante des élections à Oran. Ces formations politiques sont appelées à investir le terrain dans une confrontation électorale marquée par l’absence de listes indépendantes lors de ce scrutin.

Sont en lice les listes du Front El Moustakbal, de Sawt Echaab, du Parti des travailleurs, du Mouvement de la société pour la paix, du Rassemblement pour l’espoir de l’Algérie, du Parti El Bina El Watani, du Rassemblement national démocratique et du Front de libération nationale et El Nahda. Toutes abordent cette échéance avec des programmes articulés autour de la consolidation du sentiment patriotique, du soutien à la stabilité de l’économie nationale, du renforcement de la cohésion interne, de la préservation de la souveraineté du pays, ainsi que de la promotion de la justice sociale, de la protection du pouvoir d’achat et de la création d’opportunités pour les jeunes.

Ce scrutin intervient dans un contexte politique jugé important, marqué par la volonté de renforcer la participation des acteurs politiques au processus de construction institutionnelle. Les candidats, véritables têtes de liste, seront particulièrement évalués sur leur capacité à stimuler la participation électorale à Oran, dans un contexte où les électeurs accordent une attention croissante à la crédibilité des programmes et à leur impact concret sur la stabilité socio-économique. Le rôle du Parlement, en tant qu’instance législative et espace de représentation nationale et internationale, confère à cette échéance une dimension stratégique.

Respect des règles et exigence d’une campagne propre

Les formations politiques en présence ont, par ailleurs, misé sur des profils jugés compétents et souvent dotés d’un niveau de formation universitaire élevé. Une attention particulière est également accordée à la jeunesse, appelée à occuper une place visible sur le terrain, avec des propositions axées sur l’entrepreneuriat et l’investissement comme leviers d’insertion et d’autonomisation.

Dans le même esprit, les acteurs de cette compétition électorale sont tenus de respecter une campagne propre et transparente, conformément aux dispositions légales en vigueur. Toute dérive verbale, notamment les propos injurieux ou diffamatoires, est proscrite. Il en va de même pour les pratiques portant atteinte à l’espace public, à l’image de l’affichage anarchique des posters et symboles électoraux, de plus en plus rejeté par les citoyens.

La réglementation encadre strictement les obligations des candidats et des partis durant la campagne, afin de garantir une compétition équitable et de promouvoir une culture politique fondée sur le débat programmatique et la persuasion, loin de toute pratique susceptible de dénaturer le processus électoral.