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Société algérienne de dessalement: L’environnement et la recherche au cœur de la stratégie

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La Société algérienne de dessalement de l’eau (ADC), filiale du groupe Sonatrach, a signé lundi à Alger, trois conventions-cadres de coopération avec des institutions et organismes nationaux, en vue de renforcer la coopération dans les domaines de l’environnement, de la recherche scientifique et de la formation universitaire, notamment dans la valorisation de la saumure issue des opérations de dessalement.

La cérémonie de signature s’est déroulée sous la tutelle du ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, de la ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie, Kaouter Krikou, du ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Abdelkader Djellaoui, en présence du P-dg du groupe Sonatrach, Nour Eddine Daoudi, et de cadres des ministères, organismes et institutions concernés.

La première convention, signée avec l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (Oned), vise à développer la coopération dans les domaines de la surveillance environnementale, du développement durable ainsi que de l’échange d’expertises et de connaissances spécialisées dans la valorisation de la saumure, selon les explications fournies lors de l’événement.

La deuxième convention, signée avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique, a pour objectif d’encourager les projets de recherche scientifique appliquée, de renforcer l’innovation technologique et de soutenir le transfert des connaissances et des expertises, notamment à travers la valorisation des sels et des matières minérales issues du processus de dessalement.

Quant à la troisième convention, signée entre la filiale de Sonatrach et l’Université Kasdi-Merbah de Ouargla, elle vise à consolider les liens entre l’université et l’entreprise économique à travers la formation, l’encadrement, la recherche participative et le développement des compétences nationales. Dans son allocution prononcée à cette occasion, M. Arkab a souligné que ces accords traduisent la volonté commune de plusieurs secteurs de consacrer la coopération et la complémentarité entre les différents acteurs afin de servir les objectifs du développement durable et de renforcer la sécurité hydrique et environnementale du pays. Ils ouvrent également une nouvelle étape permettant de développer des solutions technologiques innovantes, de renforcer la surveillance environnementale et de former des compétences capables d’accompagner les mutations scientifiques et technologiques que connaît le secteur de l’eau, at-il poursuivi.

Le ministre a précisé que cette coopération intervient alors que l’Algérie a adopté, sur orientation du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, une vision claire stratégique fondée sur la diversification des sources d’approvisionnement en eau et le renforcement du recours aux ressources non conventionnelles, notamment le dessalement de l’eau de mer.

Sécurité hydrique

M. Arkab a mis en avant les importantes réalisations accomplies dans ce domaine, pertinentes que l’Algérie dispose actuellement d’une capacité totale de production évitant 3,85 millions de mètres cubes par jour, ce qui permet de couvrir près de 42% des besoins des citoyens en eau potable grâce aux stations de dessalement, tout en poursuivant les efforts pour porter ce taux à 60% à ‘horizon 2030.

De son côté, Mme Krikou a affirmé que cette coopération traduisait un partenariat national visant à soutenir le développement durable, à renforcer la sécurité hydrique et à faire face aux changements climatiques, en conformité avec les orientations visant à développer le dessalement de l’eau de mer tout en préservant l’équilibre environnemental et en assurant une gestion rationnelle des ressources.

Evoquant la valorisation de la saumure issue des processus de dessalement, objet de ces accords, elle a affirmé que sa transformation en ressources industrielles durables, dans le cadre d’une approche d’économie circulaire reposant sur des bases scientifiques et de recherche rigoureuses, reflète une volonté claire de passer de l’approche de traitement traditionnel des déchets à celle de la valorisation. Il s’agit ainsi de créer de la valeur ajoutée et de transformer ce résidu en ressource économique, compte tenu des nombreux minéraux et sels qu’il contient, à l’instar du chlore, du magnésium et du lithium, utilisés dans de vastes domaines tels que l’industrie, l’énergie, les travaux publics et l’industrie pharmaceutique, tout en protégeant l’environnement.

Dans ce cadre, la station de « Fouka 2 » (wilaya de Tipaza) constituera un projet pilote pour la concrétisation sur le terrain du processus de valorisation de la saumure via les établissements sous tutelle, après le lancement des études de faisabilité, a ajouté le ministre de l’Environnement et de la Qualité de la vie.

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