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La transparence, au cœur de la gouvernance moderne

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Depuis plusieurs années, l’Algérie s’est engagée résolument dans une profonde refondation de sa gouvernance publique, et la stratégie de transparence et de redevabilité budgétaire dévoilée hier à Alger en est l’illustration la plus éclatante. Portée par le ministère des Finances en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et l’Union européenne, cette ambitieuse feuille de route, structurée autour de quatre axes et vingt-quatre actions concrètes, marque une étape décisive dans la modernisation de la gestion des finances publiques. Loin de se limiter à un simple programme technique, elle incarne un choix stratégique assumé : celui d’une gouvernance plus efficace, plus responsable et plus transparente, au service des citoyens et de l’intérêt général. En plaçant la crédibilité budgétaire et la confiance entre l’État et la population au cœur de ses priorités, le gouvernement algérien démontre sa volonté de répondre aux attentes légitimes de transparence et de bonne gestion des deniers publics.

Les quatre piliers de cette stratégie (renforcement de la transparence budgétaire, participation du public au processus budgétaire, renforcement de la redevabilité, et gouvernance, coordination et suivi-évaluation) dessinent une feuille de route cohérente et visionnaire. Chaque axe est décliné en actions opérationnelles, allant de la publication systématique des documents budgétaires à l’atténuation des risques, en passant par le contrôle parlementaire et l’accès citoyen à l’information. Cette approche intégrée, conforme aux meilleurs standards internationaux, permet non seulement d’assurer la discipline budgétaire et l’allocation efficace des ressources, mais aussi d’améliorer la performance des services publics. En introduisant une gestion axée sur les résultats, conformément à la loi organique 18/15, l’Algérie se dote d’outils modernes pour responsabiliser les gestionnaires publics, éclairer les décideurs et associer pleinement les organes de contrôle et la société civile.

La présence et l’engagement affirmé de partenaires internationaux comme l’Union européenne et le PNUD témoignent de la crédibilité et de la pertinence de cette démarche nationale. En saluant les réformes déjà engagées (adoption de la loi organique relative aux lois de finances, publication du budget citoyen, renforcement du rôle de la Cour des comptes) ces institutions reconnaissent les progrès accomplis par l’Algérie vers une gouvernance budgétaire exemplaire. Le financement européen à hauteur de 1,5 million d’euros dans le cadre du programme PagFal et l’accompagnement technique du PNUD ne sont pas des dons, mais des partenariats fondés sur le respect mutuel et la reconnaissance des efforts algériens. Comme l’a souligné le représentant de l’UE, une gestion transparente et redevable des finances publiques constitue l’un des piliers d’un développement durable, inclusif et équitable. L’Algérie assume ainsi pleinement son rôle de pays moteur dans la région en matière de réformes structurelles.

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