Le Parlement suisse a validé jeudi une proposition du gouvernement fédéral visant à modifier la loi afin de permettre la construction de nouvelles centrales nucléaires en Suisse, interdite depuis 2018.
Après le Conseil des Etats (chambre haute), c’est le Conseil national (chambre basse) qui a adopté le projet du Conseil fédéral (gouvernement), ouvrant la voie à un référendum final.
Cette révision de loi proposée par le Conseil fédéral prévoit de lever l’interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires, imposée depuis 2018 suite à un référendum remporté par les antinucléaire l’année précédente.
Le ministre de l’Energie, Albert Roösti, a mis l’accent pendant les débats sur la nécessité de laisser ouverte l’option du nucléaire pour garantir l’approvisionnement du pays à long terme.
Comme le Conseil des Etats, le Conseil national a validé le fait qu’une autorisation de construire une nouvelle centrale nucléaire ne soit accordée que si le financement est assuré, tout en refusant d’exclure une éventuelle mesure d’encouragement de l’État.
Le projet vise selon le gouvernement à « créer une assurance en matière d’approvisionnement en électricité » au cas où les énergies renouvelables ne suffiraient pas ou s’il n’y avait pas « d’autres solutions respectueuses du climat pour garantir la production d’électricité ».
Les Suisses avaient approuvé par référendum en 2017 la sortie progressive du nucléaire – qui représente 29% de l’approvisionnement électrique national – en votant une loi interdisant la construction de nouvelles centrales.
La Suisse continue d’exploiter 4 réacteurs nucléaires vieillissants. Il s’agit de Beznau 1, mis en service en 1969, cessera de fonctionner en 2033, tandis que Beznau 2, raccordé au réseau depuis 1971, fermera ses portes un an plus tôt, en 2032. Gösgen et Leibstadt sont entrées en service respectivement en 1979 et 1984.



