Habib Benaouda
Les coulisses de l’Assemblée populaire communale (APC) d’Oran sont en pleine effervescence politique. Les regards sont désormais tournés vers l’identité du futur président de l’APC.
Selon des sources proches du conseil communal, un large consensus se dégage parmi les élus en faveur de Benali Benyoucef, vice-président de l’APC et membre du groupe du Mouvement de la société pour la paix (MSP/Hamas), pour assurer la présidence de la commune jusqu’à la fin du mandat en cours. Cette option viserait à préserver la stabilité de l’institution municipale et à garantir la continuité de la gestion des dossiers en cours, sans rupture dans la conduite des affaires locales.
D’après les informations qui circulent au sein du conseil, 37 élus sur les 43 que compte l’assemblée seraient disposés à soutenir Benali Benyoucef. Ses partisans estiment que le contexte actuel impose de privilégier la continuité et l’efficacité dans la gestion de la collectivité, alors que la commune supervise plusieurs projets et chantiers nécessitant un suivi régulier.
Des élus soulignent que ce consensus est le fruit d’une évaluation du bilan de l’exécutif communal durant le mandat actuel. Ils considèrent que Benali Benyoucef est l’élu le mieux à même d’assurer cette transition, en raison de sa parfaite connaissance des principaux dossiers de la commune. Il a en effet suivi de près plusieurs projets et accompagné quotidiennement le président de l’APC dans les différentes étapes de la prise de décision et de la mise en œuvre des programmes. Les mêmes sources rappellent également l’expérience acquise par Benali Benyoucef dans la gestion des affaires municipales. Ayant assuré à plusieurs reprises l’intérim à la tête de l’APC, il aurait développé une connaissance approfondie des dossiers administratifs et de développement, ainsi qu’une parfaite maîtrise du fonctionnement quotidien de la collectivité et de ses mécanismes de gestion.
Pour plusieurs élus, la prochaine étape ne se prête pas à des rivalités politiques ou à une compétition susceptible de perturber le fonctionnement normal du service public. Ils plaident plutôt pour la désignation d’une personnalité opérationnelle dès sa prise de fonctions, capable de poursuivre sans délai les projets engagés et d’assurer la continuité des programmes destinés aux habitants d’Oran. Les soutiens de cette candidature mettent également en avant son expérience dans la conduite des séances du conseil, sa maîtrise des aspects juridiques et administratifs, ainsi que les relations qu’il entretient avec les élus et l’administration locale. Autant d’atouts qui, selon eux, permettraient de préserver la cohésion au sein de l’assemblée et de mener à terme le mandat électoral dans un climat de stabilité, tout en poursuivant le traitement des préoccupations des citoyens. Cité par le média CapDz, un élu affirme que ce consensus ne vise pas à modifier l’orientation politique du conseil communal, mais à garantir la stabilité de l’institution municipale, la continuité du service public et l’achèvement des engagements ainsi que des programmes déjà engagés, tout en évitant toute perturbation dans la gestion de la commune.

