Habib Benaouda
La commune d’Oran a renoué, hier, avec un fonctionnement institutionnel normal en procédant à l’élection de son nouveau président d’Assemblée populaire communale (APC). Réunis en séance officielle au siège de la mairie, « Dar El Assadine », les élus communaux ont porté leur choix sur Ben Ali Ben Youcef, représentant du Mouvement de la société pour la paix (MSP), mettant ainsi un terme à la période de vacance ouverte après le départ d’Amine Allouche, appelé à siéger à l’Assemblée populaire nationale à la suite des dernières élections législatives.
À l’issue du scrutin, Ben Ali Ben Youcef a été élu avec 30 voix favorables contre 5 voix défavorables. Un bulletin a été déclaré nul, tandis qu’un élu était absent lors de la séance. L’opération électorale s’est déroulée en présence des autorités administratives compétentes, dans le strict respect des dispositions légales et réglementaires régissant l’élection du président de l’Assemblée populaire communale.
Cette désignation revêt une portée particulière au regard du contexte qu’a traversé l’assemblée communale ces derniers mois. En effet, la suspension de six élus avait modifié la composition du conseil sans pour autant remettre en cause son fonctionnement institutionnel. Les mécanismes prévus par la législation ont ainsi permis d’assurer la continuité de l’institution et de mener à son terme la procédure de remplacement du président sortant.
Cadre juridique d’une succession encadrée
L’élection du nouveau maire s’inscrit dans le cadre de l’application de l’article 65 de la loi n°11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune. Cette disposition stipule que lorsqu’une seule liste obtient la majorité absolue des sièges, elle est seule habilitée à présenter un candidat à la présidence de l’APC. Le MSP, seule formation politique ayant dépassé le seuil de 35 % des sièges au sein de l’assemblée, disposait ainsi du droit exclusif de proposer son candidat, dont la candidature a été entérinée par le vote des élus.
La séance a été présidée par Ibrahim Drardjia, directeur de la Réglementation et des Affaires générales de la wilaya d’Oran, en présence de Mustapha Mahjoubi, chef de daïra d’Oran par intérim. Après vérification du quorum, les opérations de vote se sont déroulées conformément aux procédures prévues par la loi.
Cette élection fait suite à la vacance du poste consécutive à l’accession d’Amine Allouche au mandat de député. Une situation encadrée par la loi organique relative au régime électoral, qui interdit le cumul d’un mandat parlementaire et d’un mandat exécutif local en raison de leur incompatibilité juridique. Après la constatation officielle de cette vacance, les dispositions prévues par la loi sur la commune ont été immédiatement activées afin de garantir la continuité du service public et le fonctionnement régulier de l’assemblée élue.
Le nouveau président hérite désormais d’un agenda particulièrement chargé. Il lui appartiendra de poursuivre les projets de développement engagés à travers la capitale de l’Ouest, d’améliorer la qualité des services publics de proximité, d’accélérer les programmes d’aménagement urbain et de répondre aux préoccupations quotidiennes des citoyens, dans un contexte où les collectivités locales sont appelées à relever d’importants défis en matière de gestion et de développement territorial.
Avec l’élection de Ben Ali Ben Youcef à la présidence de l’Assemblée populaire communale, la commune d’Oran clôt ainsi le processus légal de succession à la tête de son exécutif local. Une nouvelle phase de gouvernance s’ouvre désormais pour la commune placée sous la conduite d’un président investi de la confiance de la majorité des membres du conseil communal.




