L’Union européenne (UE) va inciter ses Etats membres à renforcer leurs investissements dans la gestion environnementale afin de réduire les risques d’incendies de forêt, alors que le coût économique des incendies qui ont frappé plusieurs pays européens cet été a déjà dépassé 15 milliards d’euros, a déclaré jeudi la commissaire européenne à l’Environnement, Jessika Roswall, citée par des médias.

De violents incendies de forêt ont ravagé notamment la France, l’Espagne et la Grèce, entraînant des pertes économiques estimées entre 15,6 et 19,1 milliards d’euros, selon des estimations publiées jeudi par le service de prévision météorologique AccuWeather. Ce montant comprend les dégâts matériels, les infrastructures endommagées, les opérations de lutte contre les incendies, le déblais ainsi que les indemnisations anticipées.

« La prévention est la première ligne de défense. Il est évident que nous devons investir davantage dans la nature », a déclaré Jessika Roswall.

Le commissaire européen a averti qu' »aucune région d’Europe n’est épargnée », citant notamment l’augmentation du risque dans les pays nordiques comme la Finlande et la Suède. Les besoins d’investissement sont, selon elle, « absolument urgents ».

Jessika Roswall a indiqué que Bruxelles suivrait l’utilisation des fonds européens par les Etats membres, notamment pour vérifier qu’ils soient consacrés à la prévention des incendies.

« Il est important de voir que les Etats membres utilisent également cet argent pour lutter contre les feux de forêt. Ce financement sera important pour les interventions, la prévention des incendies ainsi que les investissements dans la nature », a-t-elle déclaré.

La Commission européenne examinera également la manière dont la prévention des feux de forêt est intégrée aux plans nationaux des gouvernements visant à appliquer la loi européenne sur la restauration de la nature dégradée. Ces plans doivent être transmis à l’Union européenne d’ici septembre.

« Ce n’est pas un luxe, car le coût, si nous ne le faisons pas, ne cesse d’augmenter », a affirmé le commissaire, estimant que les investissements étaient nécessaires « non seulement pour protéger nos foyers et des vies, mais aussi nos industries ».