Sarah M

Plus de 250 médecins et spécialistes ont pris part, à Oran, aux 3es Journées de diabétologie, d’endocrinologie, d’obésité et des maladies métaboliques, clôturées vendredi à l’hôtel Le Méridien. Organisée par l’unité d’endocrinologie du CHU d’Oran, sous la supervision du Pr Houssam Bagous, en partenariat avec la Société algérienne de diabétologie (SADIAB) et la Société algérienne d’endocrinologie (SAEM), cette rencontre scientifique a été largement consacrée aux nouvelles technologies et aux innovations thérapeutiques dans la prise en charge du diabète et des pathologies endocriniennes.

Placées sous le signe de « l’innovation et de l’intelligence artificielle », ces journées ont permis aux participants d’échanger autour des avancées récentes en matière de diagnostic, de suivi et de traitement. Une place importante a notamment été accordée à la médecine personnalisée et à l’intégration des outils numériques dans le parcours de soins.

Parmi les innovations présentées, les systèmes de mesure continue du glucose ont particulièrement retenu l’attention. Ces dispositifs, sous forme de petits capteurs appliqués sur la peau et connectés directement au smartphone, permettent au patient de suivre l’évolution de sa glycémie en temps réel, 24 heures sur 24, pendant une période pouvant atteindre 15 jours.

« Le patient n’a plus besoin de multiplier les piqûres quotidiennes pour contrôler sa glycémie », a expliqué le Pr Mohamed Samir Merad, chef de l’unité des maladies endocriniennes et du diabète au CHU d’Oran. Au-delà du confort, ces technologies permettent également au malade de mieux comprendre l’impact de son alimentation, de son activité physique et de ses habitudes quotidiennes sur son taux de sucre.

Le spécialiste souligne toutefois que le coût de ces dispositifs demeure un frein à leur utilisation à grande échelle. Leur accessibilité constitue ainsi l’un des enjeux de leur diffusion auprès des patients diabétiques.

Nouvelles molécules

Les travaux ont également porté sur les nouveaux traitements du diabète, notamment les médicaments de la famille des agonistes du GLP-1, qui constituent aujourd’hui une évolution importante dans la prise en charge de la maladie. Les spécialistes ont abordé leur intérêt dans le contrôle glycémique ainsi que les perspectives offertes par les innovations thérapeutiques.

L’obésité a également occupé une place importante dans les débats, avec la présentation de traitements récents permettant, selon les données évoquées lors de la rencontre, d’obtenir des réductions pondérales pouvant atteindre 15 à 20% dans certaines situations.

Les participants ont par ailleurs abordé plusieurs autres pathologies endocriniennes, notamment les maladies de l’hypophyse, les tumeurs hypophysaires, les affections thyroïdiennes et le dépistage des cancers de la thyroïde. Des ateliers consacrés aux nouvelles approches diagnostiques et thérapeutiques ont complété les communications scientifiques.

À travers cette troisième édition, le CHU d’Oran entend ainsi renforcer les échanges entre praticiens et favoriser l’intégration des innovations technologiques dans les pratiques médicales, avec pour objectif affiché d’améliorer le suivi des patients et la qualité de leur prise en charge.