Sarah M
À Oran, le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE), Saad Arous, a appelé les responsables locaux de l’instance à renforcer leur vigilance à mesure que se rapproche le rendez-vous électoral du 28 novembre. Il a particulièrement insisté sur le respect strict du cadre légal, la réactivité des structures de terrain et la coordination avec les différentes institutions impliquées dans le processus électoral.
Dans son allocution prononcée samedi au Centre des conventions Mohamed Ben Ahmed d’Oran, Saad Arous a estimé que l’approche de l’échéance impose de passer d’une phase de préparation générale à une étape davantage axée sur le suivi précis et l’exécution des opérations. Une évolution qui, selon lui, exige des structures locales de l’ANIE « plus de présence », une capacité accrue à traiter les situations rencontrées sur le terrain ainsi qu’une transmission rapide des informations et des préoccupations.
Un maillage local appelé à gagner en réactivité
Le président de l’ANIE a ainsi placé les coordinateurs de wilaya et communaux au cœur de cette phase opérationnelle. Le coordinateur de wilaya doit, selon lui, veiller à la cohérence du travail entre les différentes communes, accompagner les coordinateurs communaux, identifier les insuffisances et faire remonter les préoccupations en temps utile. Quant au coordinateur communal, il constitue le maillon de proximité avec les différents intervenants locaux, ce qui implique, a-t-il souligné, rigueur, précision et respect des procédures et des délais.
Le président de l’ANIE a également mis l’accent sur la nécessité d’un fonctionnement fondé sur la complémentarité entre les institutions. Il a notamment évoqué la coordination avec les services du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, dans les domaines relevant de leurs compétences respectives, ainsi qu’avec le secteur de la Justice, appelé à jouer un rôle dans plusieurs aspects du processus électoral conformément à la législation.
Pour Saad Arous, cette coordination doit reposer sur des relations de travail institutionnelles, le respect mutuel, une définition claire des prérogatives et une capacité à réagir rapidement lorsque la situation l’exige.
Autre acteur cité dans son intervention : la presse. Le président de l’ANIE a souligné la responsabilité de la famille des médias dans l’accompagnement du processus électoral et l’information des citoyens, appelant à une couverture professionnelle et responsable, dans le respect des règles juridiques, de l’éthique professionnelle et du principe d’égalité entre les différentes parties.
Au terme de son intervention, Saad Arous a surtout rappelé la règle qu’il entend voir guider l’action des structures locales de l’ANIE : « l’observation constante de la loi ». Un principe qu’il a répété avec insistance, alors que l’institution entre dans une phase plus opérationnelle de préparation du scrutin local.




