Législatives du 2 juillet à Tlemcen – Feth Allah Chaddad, candidat du RND, mise sur la proximité et le renouveau

10

O.DEGUI

À l’approche des élections législatives du 2 juillet prochain, une nouvelle voix s’élève dans la wilaya de Tlemcen. Feth Allah Chaddad, technicien supérieur en génie civil et chef d’entreprise privée, a officiellement annoncé sa candidature sous les couleurs du Rassemblement national démocratique (RND). Un choix motivé, selon lui, par une volonté de rupture avec les pratiques politiques traditionnelles et un désir profond de renouer la confiance entre les élus et la population.

À 37 ans, ce jeune candidat incarne le renouvellement des profils politiques dans une wilaya où les élections législatives revêtent une importance particulière. Tlemcen, carrefour historique et économique de l’ouest algérien, concentre des enjeux majeurs : développement local, emploi des jeunes, désenclavement des zones rurales et valorisation du patrimoine culturel. Autant de défis que Feth Allah Chaddad dit vouloir porter avec détermination.

Dans une déclaration à la presse, le candidat a tenu à clarifier sa démarche : « Notre candidature n’est ni une recherche de statut, ni une ambition personnelle. Elle repose sur une conviction profonde : nous n’avons rien à envier à ceux qui ont déjà occupé ces responsabilités. Nous pensons pouvoir apporter une autre manière de faire de la politique et d’exercer la représentation populaire. »

Feth Allah Chaddad déplore un fossé grandissant entre les citoyens et leurs représentants. Selon lui, de nombreux élus se sont succédé au fil des années sans apporter de réponses concrètes aux préoccupations essentielles des habitants. Ce sentiment d’éloignement, alimenté par une défiance croissante, justifie selon lui l’urgence d’un renouvellement des pratiques politiques. « Pendant des années, les citoyens ont été traités comme de simples administrés, alors qu’ils sont les premiers concernés par les décisions qui engagent leur quotidien », a-t-il confié.

Le candidat du RND entend incarner « une voix libre, indépendante et profondément ancrée dans les réalités du terrain ». Il promet une approche fondée sur l’écoute, la consultation et la transparence : « Une voix qui écoute avant de parler, qui consulte avant de décider et qui rend des comptes après avoir agi. » Une conception exigeante du mandat électif qu’il résume en une formule : « L’élu ne doit pas être un prince, mais un serviteur du peuple. »

Pour M. Chaddad, être député ne doit pas être un privilège, mais une responsabilité. Il s’engage à défendre la dignité des citoyens, à relayer leurs revendications et à œuvrer sans relâche pour l’intérêt général. Il assume ne pas détenir toutes les solutions, mais affirme disposer de la volonté, de l’énergie et de l’intégrité nécessaires pour assumer ce mandat avec sérieux et honnêteté. « Je suis un homme de terrain, pas un homme de discours. Ma vie professionnelle m’a appris à résoudre des problèmes concrets, pas à les contourner », a-t-il ajouté.

Issu de la nouvelle génération de candidats, il mise sur une relation de proximité avec les électeurs et porte une vision axée sur le développement local et une meilleure prise en charge des préoccupations des habitants de la wilaya de Tlemcen. Parmi les priorités qu’il entend défendre figurent l’emploi des jeunes, le soutien aux petites et moyennes entreprises, l’amélioration des infrastructures locales et la promotion du tourisme culturel dans une région riche en sites historiques. Il insiste sur la nécessité pour l’élu de rester constamment à l’écoute de la population et de rechercher des solutions réalistes, dans le respect du cadre légal et des moyens disponibles.

Le contexte politique algérien, marqué par une volonté affirmée de renouveler la classe politique et de renforcer la participation citoyenne, semble favorable à l’émergence de profils comme celui de Feth Allah Chaddad. La campagne électorale, qui bat son plein dans la wilaya, est l’occasion pour les électeurs de mesurer la pertinence des programmes et la sincérité des engagements.

« Le temps est venu d’ouvrir une nouvelle page, une page où la représentation politique ne sera plus une fonction éloignée des citoyens, mais un engagement permanent à leurs côtés », a-t-il conclu. Le 2 juillet prochain, Feth Allah Chaddad ne propose pas seulement une candidature, mais une nouvelle conception du mandat électif : un mandat de service, de proximité, de responsabilité et de fidélité aux intérêts du peuple. Reste à savoir si les électeurs de Tlemcen répondront à cet appel au renouveau.