B.F
Chargé par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, a présidé, samedi au Centre international de conférences Abdelatif-Rahal à Alger, la cérémonie officielle de la Journée nationale de l’artiste. Un événement qui, chaque année, offre à la nation l’occasion de rendre hommage à celles et ceux qui, par leur plume, leur pinceau, leur voix ou leur regard, participent à l’édification et au rayonnement de l’identité culturelle algérienne.
Placée sous le haut patronage du chef de l’État, cette célébration revêt une dimension toute particulière en 2026, alors que le pays amorce une nouvelle dynamique de valorisation de ses soft powers culturels. Elle intervient également dans un contexte de profondes mutations des politiques publiques en faveur de la culture, avec une attention accrue portée à la professionnalisation des métiers artistiques et à la protection sociale des créateurs. La cérémonie a été marquée par la remise du Prix du président de la République pour les jeunes créateurs « Ali Maachi », dont l’édition 2026 a distingué des talents émergents dans plusieurs spécialités littéraires et artistiques : poésie, roman, arts plastiques, musique, théâtre et cinéma. Ce prix, créé en mémoire d’une figure emblématique de la chanson algérienne, vise à encourager la jeune génération à s’engager dans une création exigeante, ancrée dans les réalités nationales tout en ouverte sur les influences universelles.
Dans son allocution, le Premier ministre a salué « la résilience et la constance d’une communauté artistique qui, malgré les difficultés, n’a cessé d’être un phare dans la nuit, un miroir des aspirations populaires et un ferment d’unité nationale ». Il a également rappelé l’engagement ferme de l’État à poursuivre le renforcement du statut socio-professionnel des artistes, notamment à travers la généralisation de la couverture sociale, le soutien aux structures culturelles de proximité et la mise en place de mécanismes de financement dédiés à la création. La cérémonie s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités du monde des arts et des lettres, de responsables institutionnels, ainsi que de représentants de la société civile active dans le domaine culturel. Des moments musicaux et poétiques ont ponctué la soirée, offrant au public une vitrine de la diversité et de la vitalité de la scène artistique algérienne.
Au-delà de la solennité, cette célébration annuelle constitue un temps fort de réflexion sur la place de la culture dans le projet de société. Elle réaffirme, en filigrane, la conviction que l’art n’est pas un simple ornement, mais un pilier essentiel de la cohésion sociale, du dialogue intergénérationnel et du rayonnement international de l’Algérie. En distinguant les jeunes créateurs, l’institution présidentielle envoie un signal clair : l’avenir de la culture algérienne se construit aujourd’hui, dans les ateliers, les salles de répétition et les laboratoires d’écriture, avec une génération prête à relever les défis de la modernité sans renier ses racines.



