M. B
La troisième et dernière journée du NAPEC 2026, organisée hier au Centre des conventions d’Oran, a été consacrée aux principaux défis qui se posent aujourd’hui à l’industrie énergétique. Mix énergétique, sécurité des approvisionnements, décarbonation, hydrogène vert et transformation numérique ont constitué les principaux axes des débats et des sessions techniques.
Pour cette ultime journée, les participants se sont penchés sur les mutations du secteur et sur les moyens d’accompagner l’évolution du modèle énergétique. Les discussions ont notamment porté sur l’approche de « l’addition énergétique », qui vise à concilier la valorisation des ressources conventionnelles, notamment le pétrole et le gaz, avec l’accélération du développement des énergies propres et renouvelables.
Sécurité énergétique et décarbonation
La sécurité des approvisionnements et les perspectives des marchés méditerranéens ont également figuré au centre des échanges. Les discussions ont notamment porté sur le rôle de l’Algérie comme fournisseur énergétique et sur les perspectives de renforcement des infrastructures d’interconnexion dans les domaines du gaz et de l’hydrogène avec les marchés européens.
La décarbonation de l’industrie a constitué un autre axe majeur des travaux. Les participants ont abordé les stratégies de réduction des émissions, l’efficacité énergétique ainsi que les technologies de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CCUS).
Le développement de la filière hydrogène vert a également fait l’objet de sessions dédiées, portant sur les technologies de production et les défis liés au transport, ainsi que sur les conditions nécessaires à l’émergence d’une chaîne de valeur adaptée aux réalités de l’Afrique du Nord.
L’IA au service de l’industrie
Les sessions techniques ont, par ailleurs, mis l’accent sur les solutions technologiques destinées à améliorer les performances du secteur énergétique. La digitalisation et l’intelligence artificielle ont notamment été abordées à travers leurs applications dans les activités d’exploration et de production.
Maintenance des actifs, intégrité des pipelines, gestion avancée des réservoirs et valorisation des gisements matures ont ainsi figuré parmi les sujets examinés. Les technologies numériques et l’IA sont notamment appelées à contribuer à l’optimisation de la productivité des puits et à une meilleure exploitation des données industrielles.
La recherche et l’innovation universitaires ont également occupé une place dans cette troisième journée avec la présentation de 15 projets innovants dans le domaine de l’énergie issus de 11 universités.
Au terme de ces travaux, les dernières heures du NAPEC ont également été consacrées aux échanges entre professionnels et aux rencontres B2B, dans la continuité des discussions engagées durant les trois jours du salon. Cette dernière journée aura ainsi permis de mettre en perspective les défis technologiques, industriels et énergétiques auxquels le secteur est appelé à répondre dans les prochaines années.




