Gouvernance, performance pédagogique et amélioration continue : la ministre Nassima Arhab a donné le coup d’envoi, à Oran, de la première phase du projet d’adaptation des établissements de formation professionnelle à la norme internationale ISO 21001. Une démarche structurante qui ambitionne d’ancrer durablement la culture de la qualité dans le fonctionnement du secteur et de renforcer la reconnaissance des compétences nationales.
La qualité s’impose comme un axe majeur de la modernisation de la formation professionnelle. En lançant officiellement le projet d’application de la norme internationale ISO 21001 au Centre d’excellence des métiers de l’automobile Moudjahida Zaânane Yamina, à Oran, la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Nassima Arhab, a engagé une nouvelle étape dans la démarche de mise à niveau des structures du secteur.
Consacré aux systèmes de management des organismes d’éducation et de formation, ce référentiel international vise à améliorer les méthodes de gestion, à clarifier les responsabilités et à instaurer des mécanismes d’évaluation régulière des performances. L’objectif est de faire de la qualité un principe transversal, intégré aussi bien à l’organisation administrative qu’à l’encadrement pédagogique et aux pratiques de formation.
Pour le département ministériel, cette orientation répond à un impératif de performance dans un environnement où les exigences du marché du travail évoluent rapidement. La capacité des établissements à préparer des compétences adaptées aux mutations économiques et technologiques dépend, en effet, autant de la pertinence des programmes enseignés que de la qualité de leur organisation et de leurs méthodes de pilotage.
Le choix d’engager cette démarche à travers des établissements pilotes traduit la volonté de procéder par étapes. Selon les éléments présentés par la ministre, onze structures ont été retenues pour cette première phase, dont sept relevant de l’ingénierie pédagogique et quatre instituts nationaux spécialisés dans la formation professionnelle.
Cette mise en œuvre progressive doit permettre d’expérimenter les modalités d’application du référentiel, d’en évaluer les résultats et d’affiner les mécanismes nécessaires à son déploiement. L’expérience acquise par les structures concernées servira ainsi de base à une éventuelle extension graduelle de la démarche à d’autres établissements du secteur.
Au-delà de la conformité à un référentiel international, l’enjeu réside dans l’installation d’une véritable culture de l’amélioration continue. Il s’agit notamment de mieux formaliser les procédures, de renforcer le suivi des activités, de mesurer les résultats obtenus et de corriger les insuffisances relevées. Une approche qui place l’évaluation au service de l’efficacité des formations et de la qualité de l’accompagnement des stagiaires.
Cette orientation revêt également une dimension stratégique pour la valorisation des qualifications nationales. Dans un contexte marqué par l’ouverture des échanges et le développement des partenariats, l’amélioration des pratiques de management et la consolidation des mécanismes d’assurance qualité peuvent contribuer à renforcer la crédibilité des établissements et à favoriser une meilleure lisibilité des compétences formées.
La réussite du projet dépendra toutefois de sa traduction concrète dans le fonctionnement quotidien des structures concernées. Au-delà du lancement officiel, l’application de la norme suppose un engagement durable des équipes, une mobilisation des responsables et une évaluation régulière des progrès accomplis.




