Les souffrances d’une centaine de femmes détenues par les Forces de soutien rapide (FSR) dans la ville d’El-Fasher, capitale de l’Etat du Darfour du Nord, au Soudan, s’aggravent en raison de la dégradation de leur état de santé, de l’absence de prise en charge médicale et du manque de médicaments, alertent des sources médicales soudanaises.
Citant des sources médicales, le site « Al-Mar’a Al-Soudaniya » (La femme soudanaise) a rapporté, que les femmes sont détenues dans un lieu tenu secret et géré par les FSR, où leur état de santé se détériore en raison de l’absence des services médicaux indispensables, notamment pour celles souffrant de maladies chroniques.
Un médecin a indiqué que plusieurs détenus souffraient de maladies chroniques, alors que des maladies et des épidémies se propagent dans les lieux de détention. Elle a mis en garde contre une aggravation de leur état de santé si elles continuent d’être privées de traitement et de soins appropriés.
Dans ce contexte, elle a appelé les organisations de défense des droits de l’homme à intervenir d’urgence pour leur porter secours. Elle a précisé que les arrestations avaient eu lieu à différentes étapes, après la prise de contrôle de la ville d’El-Fasher par les FSR, fin octobre 2025.
Cette situation met en évidence la gravité des conditions humanitaires auxquelles sont confrontées les détenues, alors que peu d’informations sont disponibles sur leurs conditions de détention et sur leur possibilité d’accéder aux soins médicaux.
Sur le terrain, l’armée soudanaise a intensifié ses frappes aériennes contre des positions et des rassemblements des FSR dans les régions du Darfour et du Kordofan, ciblant notamment des sites militaires, des dépôts de carburant et des véhicules qui leur appartiennent, dans le cadre d’une campagne aérienne continue qui entre dans sa deuxième semaine.(




