H. N 

La nouvelle filière d’italien de l’université d’Oran 2 Mohamed Ben Ahmed gagne du terrain. Avec 84 étudiants inscrits en première et deuxième années, dont 54 nouveaux durant l’année universitaire 2026-2027, cette spécialité suscite un intérêt grandissant. La première promotion devrait décrocher son diplôme dès l’année prochaine, ouvrant ainsi une nouvelle étape dans le développement de l’enseignement de cette langue à Oran.

La dynamique a été mise en lumière à l’occasion du lancement de la 26e édition de la Semaine mondiale de la langue italienne, accueillie par l’université. La doyenne de la faculté des langues étrangères, Nabila Bouayad Hamidou, a souligné l’importance de cette manifestation pour stimuler la motivation des étudiants et les rapprocher de la culture italienne.

Créé récemment, le département enregistre une progression notable de ses effectifs, passés de 30 étudiants en première année lors du précédent exercice à 54 cette année. Selon la doyenne, les premières appréhensions liées à l’apprentissage de cette langue ont progressivement cédé la place à davantage de confiance, les étudiants ayant découvert qu’ils pouvaient en assimiler les règles et acquérir les compétences nécessaires. L’intérêt dépasse désormais le cercle des étudiants, puisque plusieurs enseignants de la faculté souhaitent également s’initier à l’italien.

Des partenariats pour renforcer la formation

Pour accompagner cet engouement, l’université entend élargir ses relations avec les établissements italiens à travers des programmes d’échanges et des partenariats scientifiques. Des démarches suivies par le vice-rectorat chargé des relations extérieures, dans l’objectif de consolider la formation et de favoriser le partage d’expériences académiques.

La faculté des langues étrangères compte cinq départements et accueille quelque 4 500 étudiants, avec près de 3 000 diplômés chaque année. Elle ambitionne de poursuivre l’amélioration de ses formations et de s’adapter aux évolutions de l’enseignement des langues.

La Semaine mondiale de la langue italienne a, par ailleurs, permis aux étudiants de découvrir différents aspects de la société italienne à travers un documentaire, avant un échange à distance avec l’écrivain algéro-italien Amara Lakhous, dont l’œuvre en arabe et en italien illustre les passerelles entre les deux cultures.

La participation de Paola Cordon, directrice de l’Institut culturel italien en Algérie, accompagnée de Francesco Leggio, a également donné un relief particulier à cette rencontre, placée sous le signe du rapprochement culturel et universitaire entre l’Algérie et l’Italie.