Les pénuries de financement et les restrictions entravant l’acheminement des fournitures humanitaires menacent la continuité de l’aide alimentaire et de l’approvisionnement en eau potable dans la bande de Ghaza, où les besoins de la population demeurent considérables, a alerté le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Dans son dernier rapport de situation, l’OCHA indique que le nombre de personnes bénéficiant d’une aide alimentaire dans le territoire palestinien devrait passer à moins d’un million par mois à partir d’octobre, contre environ 1,3 million en septembre. Cette baisse s’explique notamment par la suspension de distributions de farine et de colis alimentaires destinés à quelque 500.000 personnes par mois.
Les rations distribuées ne couvrent qu’environ 50 % des besoins caloriques minimaux, tandis que la majorité des familles reçoivent l’aide alimentaire selon un système de distribution tournante, et non chaque mois, précise la même source.
La situation est également préoccupante en matière d’accès à l’eau potable. Selon l’OCHA, onze partenaires humanitaires ont averti qu’ils pourraient être contraintes d’interrompre, dans les prochains mois, leurs activités de transport et de distribution d’eau par camions-citernes, ce qui affecterait environ 360 points de distribution sur les 3.500 recensés dans la bande de Ghaza.
Face à cette situation, les partenaires humanitaires poursuivent leurs interventions pour maintenir les services essentiels et répondre aux besoins les plus urgents, malgré les contraintes de financement et d’approvisionnement qui continuent de peser sur leurs opérations.