H. N
Les campagnes de sensibilisation de « l’Année rose », initiées par la Direction de la santé et de la population de la wilaya d’Oran, ont permis de toucher un nombre croissant de femmes, en mettant l’accent sur le dépistage précoce du col de l’utérus via les établissements de santé de proximité.
L’Établissement public de santé de proximité (EPSP) d’Arzew, qui regroupe 12 cliniques réparties dans les communes de l’est oranais, réalise chaque année près de 3000 dépistages.
Pour Mme Selma Sahraoui, responsable du service de dépistage du col de l’utérus, interrogée par « Cap Dz », cette activité spécialisée constitue un outil essentiel de prévention. « Notre objectif est de détecter les cellules précancéreuses. Il ne s’agit pas de rechercher directement le cancer, mais le virus du papillome humain (VPH), principal facteur de risque », explique-t-elle. Le diagnostic repose sur des analyses de frottis, permettant une intervention précoce et une protection efficace contre les maladies graves.
Le service coordonne également des campagnes de sensibilisation et de dépistage avec les cliniques affiliées dans les communes de Hassi Ben Okba, Hassi Bounif, Mers El Hadjadj, Bethioua, Arzew, Ain El Bia, Gdyel et autres. Des unités mobiles, équipées de médecins et de sages-femmes, se déplacent dans les zones éloignées pour proposer ces examens essentiels. Ces campagnes sont souvent couplées au dépistage du cancer du sein, maximisant ainsi la portée des actions de prévention dans les territoires les plus isolés.
Selon Mme Sahraoui, le nombre de cas de maladies du col de l’utérus détectés a diminué, preuve de l’efficacité du suivi régulier et de l’importance des mesures préventives pour limiter les complications et prévenir le cancer. Les femmes sont également sensibilisées aux techniques d’auto-examen du sein, favorisant un rôle actif dans le contrôle de leur santé.
Face à l’augmentation récente des cancers du sein et du col de l’utérus, la wilaya d’Oran a choisi de développer la stratégie de « l’Année rose », dépassant le cadre du traditionnel mois d’octobre. Le travail quotidien des EPSP contribue à réduire la propagation du virus et à limiter l’apparition de nouveaux cas de cancer, renforçant ainsi la prévention et la protection de la santé féminine dans la région.




