Le bilan de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) s’est alourdi à 1.708 cas, dont 580 décès, selon les dernières données communiquées mercredi par les autorités sanitaires congolaises.
« Déclarée le 15 mai dernier, cette flambée est provoquée par la souche Bundibugyo du virus Ebola qui sévit principalement dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, où l’insécurité persistante, les déplacements massifs de population et la fragilité des infrastructures sanitaires compliquent considérablement les opérations de riposte », ont rapporté les mêmes sources. Un précédent bilan faisait état de 1.624 cas confirmés, dont 521 décès. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les équipes médicales poursuivent les activités de surveillance, de recherche des cas contacts et de prise en charge des malades, alors que plus de 10.000 personnes font l’objet d’un suivi sanitaire. Par ailleurs, un essai clinique a été lancé afin d’évaluer l’efficacité des traitements expérimentaux, notamment l’anticorps monoclonal MBP134 et l’antiviral remdesivir, contre cette souche d’Ebola. Les autorités sanitaires et leurs partenaires espèrent que ces recherches contribueront à améliorer les chances de survie des patients.
L’OMS souligne toutefois que l’évolution de l’épidémie reste préoccupante. Les difficultés d’accès à certaines localités en raison des violences armées continuent de limiter les interventions des équipes de santé, tandis que les chaînes de transmission actives persistent dans plusieurs zones de l’est du pays.
Les autorités congolaises appellent la population à maintenir les mesures de prévention et à signaler rapidement tout cas suspect afin de limiter la propagation du virus.

