Jalil Mehnane
Après un court répit, les traversées des harragas vers l’autre rive de la Méditerranée ont repris de plus belle. Ce week-end, à Arzew, les Garde-côtes ont réussi à repêcher les corps de ressortissants de nationalités arabes qui étaient du voyage vers le vieux continent. Il s’agit d’un Palestinien, d’un Irakien et d’un Yéménite, en plus de 16 Algériens.
Les recherches se poursuivent cependant sur les autres harragas disparus au large.
Par ailleurs, le MDN a annoncé qu’une unité des Garde-côtes a réussi, lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée à 09 miles marins au nord-ouest de Cap aiguille à Oran, à secourir 15 candidats à l’émigration clandestine qui ont été pris en charge par les services compétents.
Alors que des tentatives d’émigration clandestine de 23 personnes à bord d’embarcations de construction artisanale ont été déjouées.
La Brigade de la Gendarmerie de Bousfer d’Oran, avait appréhendé mercredi dernier, 08 candidats à l’émigration clandestine, dont 04 femmes, alors qu’ils se préparaient à prendre le large, à partir de la Plage Les Coralès, à destination des côtes espagnoles. Les gendarmes ont récupéré, à l’issue de cette opération, une embarcation pneumatique.
Une enquête a été ouverte, afin d’identifier d’éventuels complices dans cette affaire d’émigration clandestine. Le commandement de la Gendarmerie Nationale a mis en place un important plan d’action, afin de lutter contre le phénomène de l’émigration clandestine.
En chiffres, pas moins de 145 affaires ont été traitées durant l’année 2018, par les services de la Gendarmerie d’Oran et 30 réseaux de passeurs ont été démantelés.
La dernière rencontre organisée par le ministère de l’Intérieur a traité le phénomène de la Harga dans tous ses aspects, notamment ceux sociologiques.
Les participants ont même pointé du doigt les médias et les artistes de Raï de faire «la promo» de l’émigration clandestine. Entre temps, plusieurs réseaux de passeurs ont été démantelés, ce qui a été qualifié comme étant une victoire dans la guerre contre le phénomène, mais il s’est avéré que c’était juste une bataille gagnée, car ce créneau ô combien lucratif séduit certains connaisseurs de la mer, pour se convertir en passeurs.



















