Toufik K
À mesure que les travaux approchent de leur terme, le futur Institut national du cancer (INC) d’Oran s’affirme comme l’un des projets les plus ambitieux jamais engagés dans le domaine de la santé en Algérie. Bien plus qu’un simple établissement hospitalier, cette infrastructure est appelée à redessiner l’organisation de la prise en charge oncologique à l’échelle nationale en réunissant soins, recherche et formation dans un même espace.
Selon les responsables du secteur de la santé, le chantier a atteint près de 90 % de son taux d’avancement. Sa réception est attendue au cours du premier semestre 2027, ouvrant la voie à la mise en service du premier complexe intégré dédié exclusivement à la lutte contre le cancer en Algérie.
Un changement d’échelle pour la cancérologie
L’enjeu dépasse largement les frontières de la wilaya d’Oran. Conçu comme une plateforme nationale d’expertise, l’institut devra répondre aux besoins croissants en matière de dépistage, de traitement et d’accompagnement des patients atteints de pathologies cancéreuses.
L’établissement ambitionne de concentrer dans un même pôle les différentes composantes de la lutte contre le cancer, depuis la recherche fondamentale jusqu’aux traitements les plus spécialisés. Cette approche intégrée devrait permettre une meilleure coordination des compétences médicales et scientifiques, tout en favorisant l’émergence de nouvelles pratiques thérapeutiques.
Les autorités sanitaires considèrent ainsi l’INC comme un maillon essentiel du futur dispositif national de lutte contre les cancers, avec pour objectif d’améliorer la qualité de la prise en charge et de renforcer les capacités d’innovation du système de santé.
La recherche au cœur du projet
L’une des principales particularités de l’institut réside dans sa dimension universitaire et scientifique. Le futur établissement est appelé à devenir un centre hospitalo-universitaire de haut niveau où médecins, chercheurs et étudiants pourront collaborer autour de programmes de recherche spécialisés.
La structure devrait notamment accueillir des essais cliniques et développer des partenariats avec des institutions scientifiques nationales et étrangères. Cette ouverture sur la coopération internationale vise à favoriser le transfert de connaissances, l’accès aux nouvelles technologies médicales et l’introduction de protocoles thérapeutiques innovants.
Les responsables du secteur estiment également que cette dynamique contribuera à attirer des compétences de haut niveau et à renforcer la formation des spécialistes algériens en oncologie.
Des capacités thérapeutiques renforcées
Au-delà de son volet scientifique, l’Institut national du cancer apportera une réponse concrète aux besoins croissants en soins spécialisés. L’équipement de la structure par trois accélérateurs linéaires permettra notamment d’accroître considérablement les capacités de radiothérapie au profit des patients d’Oran mais également de plusieurs wilayas de l’Ouest du pays.
Cette nouvelle offre de soins devrait contribuer à réduire la pression sur les structures existantes et à améliorer l’accès aux traitements de pointe pour un nombre plus important de malades.
Avec ce projet, Oran se positionne progressivement comme l’un des principaux centres médicaux et scientifiques du pays, appelé à jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la prise en charge du cancer en Algérie durant les prochaines décennies.




