Wassila. B
La quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies a adopté jeudi, à une écrasante majorité, un projet de résolution sur la question du Sahara occidental, réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes onusiens relatifs à la décolonisation.
Le projet de résolution, examiné dans le cadre des travaux de la commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation, réaffirme le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, conformément aux principes consacrés par la Charte des Nations unies et aux résolutions pertinentes de l’Assemblée générale, notamment la résolution 1514 du 14 décembre 1960 portant Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux.
Cette adoption consacre le cadre de la responsabilité de la question du Sahara occidental en tant que question de décolonisation inachevée, exigeant de permettre au peuple sahraoui d’exercer son droit à l’autodétermination, conformément aux principes du droit international et aux résolutions pertinentes des Nations unies.
Le vote, qui a recueilli le soutien de 152 Etats membres, souligne également l’importance du respect de la légalité internationale et des engagements des Nations unies en matière de décolonisation, ainsi que le rejet de toute approche susceptible de contourner le droit fondamental des peuples sous domination coloniale à choisir librement leur avenir politique.
L’occupant marocain a lui-même été contraint de voter en faveur du projet de résolution, alors que sa délégation envisageait initialement de s’abstenir de participer au vote. Face à l’ampleur du soutien exprimé par les Etats membres, y compris certains de ses alliés, le Maroc a finalement rejoint les voix favorables au texte.
Cette adoption revêt une importance particulière dans un contexte marqué par la persistance du conflit au Sahara occidental, inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU. La question de l’exercice par le peuple sahraoui de son droit à l’autodétermination demeure au cœur des efforts onusiens visant à parvenir à une solution politique juste et durable.
Dans ce contexte, la résolution 1514 constitue une référence fondamentale du droit international en matière de décolonisation. Elle appelle à mettre fin au colonialisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations et consacre le droit des peuples à l’autodétermination et à l’indépendance, dans le respect de leur libre volonté et de leurs aspirations légitimes.
L’adoption de ce projet de résolution réaffirme ainsi la place de la question du Sahara occidental dans l’agenda onusien de la décolonisation et la nécessité de parvenir à une solution garantissant au peuple sahraoui l’exercice de son droit inaliénable à l’autodétermination, conformément aux principes de la Charte des Nations unies et aux dispositions du droit international.
Résigné, le voisin de l’Ouest qui allait s’absenter du vote a dû se joindre lui aussi à l’écrasante majorité votant en faveur de cette résolution qui réaffirme, encore une fois, que le Sahara occidental demeure un territoire non autonome.
Lâché par ses proches alliés qui ont voté en faveur de la résolution et après avoir constaté le soutien grandissant des Etats membres de l’ONU au Sahara occidental, dont le nombre montait en flèche sur l’écran dans la salle des conférences, le Maroc n’a eu d’autres choix que de voter en faveur de ce texte.
Cette consécration faite par la communauté internationale au droit du peuple sahraoui à l’autodétermination, vient ainsi contredire tous les calculs, toutes les illusions nées des transactions honteuses, ainsi que toutes les visées de la légalisation extra-juridique du fait accompli colonial.
Tentatives de manipulations marocaines
La réaffirmation du cadre juridique du Sahara occidental en tant que question de décolonisation constitue une réponse « forte et claire » aux tentatives de l’occupant marocain de déformer la nature juridique de la question sahraouie, a affirmé jeudi le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies et coordonnateur avec la MINURSO, Sidi Mohamed Ammar.
Dans une déclaration aux médias, après l’adoption par la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies, avec une majorité écrasante, d’un projet de résolution sur le Sahara occidental, réaffirmant le droit inaliénable du peuple sahraoui à l’autodétermination, Sidi Mohamed Ammar a d’énoncé les tentatives du Maroc visant à promouvoir des allégations trompeuses devant la quatrième commission de l’Assemblée générale des Nations unies, en mobilisant un groupe de mercenaires et d’agents pour relayer sa propagande mensongère, ainsi que le recours à l’intimidation verbale au sein de cette instance onusienne.




