R. N
Le ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud, M. Ronald Lamola, a souligné, jeudi à Alger, la nécessité de renforcer le partenariat stratégique entre l’Algérie et l’Afrique du Sud, et de mettre à profit les liens historiques d’amitié et de solidarité entre les deux pays au service de leurs intérêts économiques et de leur prospérité. Dans une allocution prononcée lors de la réunion ministérielle consacrée au suivi de la mise en œuvre des conclusions de la 7e session de la Grande commission mixte de coopération algéro-sud-africaine, tenue à Alger en décembre 2024, M. Lamola a transmis les salutations du président de l’Afrique du Sud, M. Cyril Ramaphosa, ainsi que celles du Gouvernement et du sud-africains, au président de la République peuple, M. Abdelmadjid Tebboune, au Gouvernement algérien et au peuple algérien frère.
A cette occasion, il a souligné que la prochaine étape des relations entre les deux pays doit reposer sur un partenariat stratégique contribuant à l’industrialisation des deux économies, à la sécurisation de leur avenir énergétique, à l’approfondissement de l’intégration continentale et à l’amélioration des conditions de vie des deux peuples, appelant à faire des secteurs de l’énergie et des mines des moteurs du partenariat économique bilatéral, de manière à ouvrir une nouvelle étape dans les relations entre les deux pays sur la base de la cohésion et de la complémentarité entre les deux industries.
Dans cette perspective, le ministre sud-africain a mis l’accent sur la nécessité de mettre à profit cette réunion pour poser les bases du développement des échanges commerciaux entre les deux pays et renforcer la connectivité des réseaux de transport de l’énergie et des minéraux, à travers les infrastructures aériennes, maritimes et terrestres.
Des relations solides et enracinées
Evoquant les relations bilatérales, le responsable sud-africain a mis en exergue la nécessité, réaffirmée par les deux pays, de traduire leurs relations politiques « solides et enracinées » et leurs liens d’amitié en retombées économiques mutuellement bénéfiques et répondant aux aspirations des deux peuples à une meilleure vie. Dans ce cadre, il s’est félicité de l’identification de nombre de domaines de coopération prioritaires, notamment la gestion des ressources naturelles à travers le secteur minier, en vue de répondre à l’exigence de valorisation des ressources et de création de valeur ajoutée, aux côtés des nouvelles sources d’énergie, de la sécurité alimentaire, des sciences, de la technologie et de l’innovation.
« L’Algérie dispose d’un secteur gazier développé, conférant ainsi à la relation entre les deux pays un caractère complémentaire, leur permettant de travailler parfaite en harmonie », at-il dit, soulignant que son pays est convaincu de la possibilité d’établir un partenariat économique mutuellement bénéfique avec l’Algérie. M. Lamola a ajouté que les relations bilatérales peuvent être développées dans plusieurs autres domaines de coopération, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire et l’échange d’expertises dans la recherche agronomique, souhaitant voir cette coopération s’approfondir et aboutir à la finalisation et à la signature d’accords entre les deux pays.
Dans le domaine de la défense, le ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud a rappelé le grand intérêt porté à ce secteur par les présidents des deux pays, soulignant la volonté de l’approfondir davantage.
Il s’est, en outre, félicité de la dynamique enregistrée, au cours des trois derniers mois, dans les échanges entre hauts responsables des deux pays, y compris via les plateformes de communication en ligne, appelant à poursuivre sur cette voie.
Il a également appelé à renforcer les échanges entre les entreprises des deux pays et à associer le secteur privé aux différentes questions liées à la coopération et au partenariat, tout en envisageant des mécanismes pour la concrétisation de projets conjoints à même de développer les activités commerciales conjointes entre l’Algérie et l’Afrique du Sud.
Au terme de son allocution, le ministre sud-africain a souligné la nécessité d’encourager la coopération dans le secteur des industries pharmaceutiques, qui offre aux deux pays, at-il dit, d’importantes opportunités mutuellement bénéfiques, notamment en ce qui concerne la fabrication de vaccins.
Le ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud, Ronald Lamola, a souligné, jeudi à Alger, que son pays était déterminé à renforcer les relations bilatérales avec l’Algérie, se disant « convaincu » que les liens d’amitié historiques solides unissant les deux pays se traduiraient par des résultats concrets au mieux des intérêts mutuels des peuples des deux pays frères.
Renforcer la voix de l’Afrique
Dans une allocution prononcée à la clôture des travaux de la réunion ministérielle consacrée au suivi de la mise en œuvre des conclusions de la 7e session de la Grande Commission bilatérale de coopération algéro-sud-africaine, M. Lamola a affirmé que son pays est déterminé à renforcer les relations bilatérales avec l’Algérie, à travers la mobilisation des expertises, des connaissances technologiques, des capacités, des ressources financières et des instruments nécessaires à la réalisation des objectifs communs.
Il s’est également félicité des progrès réalisés dans la mise en œuvre des décisions adoptées lors de la 7e session de la Grande Commission bilatérale, tenue à Alger en décembre 2024.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a souligné, jeudi à Alger, la responsabilité commune de l’Algérie et de l’Afrique du Sud dans le renforcement de la voix de l’Afrique sur la scène internationale et la défense du droit du continent à déterminer son propre avenir.
Lors de la séance de clôture des travaux de la ministérielle consacrée au suivi de la mise en œuvre des conclusions de la 7e session de la Grande Commission bilatérale de coopération algéro-sud-africaine, tenue à Alger en décembre 2024, M. Attaf a affirmé que le partenariat entre les deux pays « ne repose pas uniquement sur les intérêts économiques, mais puise essentiellement sa force dans une histoire commune de lutte et de solidarité, ainsi que dans notre engagement commun en faveur du droit international, du droit des peuples à l’autodétermination et de l’instauration d’un ordre international plus équilibré ».
Le ministre d’Etat a précisé que ces principes constituent une référence pour les positions des deux pays concernant la question palestinienne et la question du Sahara occidental et ils orientent également les efforts des deux pays visant à renforcer la paix et la stabilité à travers l’Afrique.
A cet égard, il a souligné que les deux parties sont appelées à poursuivre leurs consultations sur les crises que connaît le continent, tout en soutenant les solutions politiques, le dialogue inclusif ainsi que les efforts africains visant à prévenir et à régler les conflits.
Des liens stratégiques
Dans cette perspective, M. Attaf a indiqué que l’Algérie et l’Afrique du Sud assumaient une responsabilité commune dans le renforcement de la voix de l’Afrique sur la scène internationale, la promotion de la réforme des institutions de la gouvernance mondiale et la défense du droit du continent à déterminer son propre avenir. La coopération entre les deux pays contribue à garantir que « l’Afrique ne soit pas un continent dont l’avenir est décidé par d’autres, mais un continent qui façonne activement sa propre trajectoire et participe à la prise des décisions qui influent sur le monde entier », at-il relevé.
S’agissant des relations entre les deux pays, M. Attaf a mis en exergue la profondeur des liens qui les unissent, ainsi que leur ambition commune d’explorer de nouvelles perspectives pour leur partenariat stratégique, de lui insuffler un nouvel élan et d’assurer l’exploitation optimale des potentialités et ressources importantes dont ils disposent.
Le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, M. Ahmed Attaf, a affirmé, jeudi à Alger, que l’Algérie et l’Afrique du Sud disposent des atouts historiques et de la place politique nécessaires à l’établissement d’un partenariat stratégique solide et tourné vers l’avenir, soulignant l’importance de mettre à profit ces pour approfondir les liens économiques et contribuer à l’édification d’une Afrique plus unie, plus prospère et plus influente sur la scène internationale.
M. Attaf s’exprimait lors de la réunion ministérielle consacrée au suivi de la mise en œuvre des conclusions de la 7e session de la Grande Commission bilatérale de coopération algéro-sud-africaine, tenue à Alger en décembre 2024, qu’il a coprésidée avec le ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud, M. Ronald Lamola.
A l’entame de son allocution, le ministre d’Etat a souligné que la visite de M. Ronald Lamola et de la délégation l’accompagnant en Algérie témoignerait de la profondeur des « liens historiques » unissant les deux pays, ainsi que de leur volonté commune de donner un nouvel élan à leur partenariat et de traduire leurs aspirations communes en résultats concrets au mieux des intérêts des deux peuples frères. M. Attaf a également déclaré que les relations entre l’Algérie et l’Afrique du Sud sont enracinées dans une histoire commune de lutte, de sacrifices et de solidarité, et que la tenue de cette réunion intervient à une période importante du processus de développement des relations bilatérales, rappelant que la visite du président sud-africain, M. Cyril Ramaphosa en Algérie en décembre 2024 et la tenue de la 7e session de la Grande Commission bilatérale de coopération, avaient constitué « une étape marquante », sanctionnée par l’adoption de la Déclaration de partenariat stratégique entre les deux pays.




