Meriem B
Une nouvelle étape a été franchie dans le programme de résorption de l’habitat précaire à Oran. Les autorités locales ont procédé, mardi à l’aube, au relogement de 23 familles qui occupaient des immeubles classés à haut risque d’effondrement dans la commune d’Oran.
L’opération, conduite dans un important dispositif logistique et sécuritaire, s’inscrit dans la politique nationale visant à éradiquer les constructions menaçant ruine et à garantir aux citoyens un habitat décent.
Lancée dès 5 heures du matin sur instruction du wali d’Oran, Ibrahim Ouchan, l’opération a mobilisé les services de la wilaya, les forces de sécurité, les autorités locales ainsi que les différents organismes concernés par le secteur du logement. Les familles bénéficiaires ont été transférées vers le site des 200 logements de Sidi El Bachir, dans la daïra de Bir El Djir, où elles ont pris possession de nouvelles habitations.
Les immeubles évacués, situés au 21, rue Ouled Kadi Setti, au 1, rue Tamzougha et au 13, rue Larbi Messaoudi El Ouaffi, dans le quartier Nasr (ex Derb), figuraient parmi les bâtiments classés en « catégorie rouge », en raison du niveau avancé de leur dégradation et des risques qu’ils faisaient peser sur leurs occupants.
À l’issue du relogement, les autorités ont immédiatement engagé les opérations de sécurisation du site. En exécution des instructions du wali, les travaux de démolition ont débuté sur l’immeuble situé au 12, rue Ouled Kadi Setti, dans le quartier Nasr, ainsi que sur une autre bâtisse relevant de la délégation communale d’El Khaldia.
Cette intervention immédiate vise à éliminer définitivement toute menace d’effondrement et à prévenir les risques pouvant affecter les riverains.
Cette opération avait été minutieusement préparée lors d’une réunion de coordination présidée la veille par le wali d’Oran. Consacrée aux derniers préparatifs liés au relogement des familles occupant des habitations précaires ou menaçant ruine, la rencontre a réuni les responsables de la cellule logement du cabinet du wali, de la direction du logement, de l’Office de promotion et de gestion immobilière (OPGI), ainsi que les représentants de la daïra et de la commune d’Oran.
À travers cette nouvelle action, les autorités locales confirment leur volonté de poursuivre le traitement des immeubles les plus dégradés de la ville, conformément aux orientations des pouvoirs publics en matière d’amélioration du cadre de vie. Au-delà du simple relogement, l’objectif est de sécuriser le tissu urbain, d’éliminer progressivement les foyers d’habitat précaire et d’offrir aux familles concernées des conditions de vie répondant aux normes de sécurité et de dignité.

