Sarah M
Le traitement des cancers du sang entre dans une nouvelle phase, portée par l’essor de l’immunothérapie et des thérapies cellulaires. Ces avancées, qui redessinent progressivement les protocoles de prise en charge des hémopathies malignes à travers le monde, sont au centre du deuxième Congrès international consacré aux leucémies aiguës et aux syndromes myélodysplasiques, ouvert jeudi soir à Oran.
Accueillie à l’hôtel Le Méridien, la rencontre scientifique a été inaugurée par le wali d’Oran, Brahim Ouchene, en présence du président de la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer, du directeur de la Santé de la wilaya, de responsables hospitaliers, ainsi que d’un important parterre de spécialistes algériens et étrangers.
L’événement est organisé par le service d’Hématologie et de Thérapie cellulaire de l’Établissement hospitalo-universitaire « 1er Novembre 1954 » d’Oran, en collaboration avec la Société algérienne d’hématologie et de thérapie cellulaire (SAHTC) et l’Université Oran 1 Ahmed Ben Bella. Plus qu’une simple rencontre académique, ce congrès se veut un lieu de confrontation des expériences cliniques et des résultats de la recherche dans un domaine où les progrès scientifiques se succèdent à un rythme soutenu.
Les échanges porteront principalement sur les nouvelles stratégies thérapeutiques développées pour traiter les leucémies aiguës et les syndromes myélodysplasiques, des affections dont la prise en charge reste particulièrement complexe. L’objectif est d’évaluer les innovations les plus récentes, de confronter les pratiques médicales et de favoriser leur diffusion auprès des équipes spécialisées.
Une large place est réservée aux traitements innovants qui bouleversent aujourd’hui l’hématologie moderne. L’immunothérapie, qui mobilise les défenses naturelles de l’organisme contre les cellules cancéreuses, et les thérapies cellulaires, fondées sur l’utilisation de cellules modifiées ou reprogrammées, offrent des perspectives inédites pour les patients atteints de cancers hématologiques. Les essais cliniques réalisés ces dernières années font état d’améliorations notables des taux de réponse thérapeutique et de la survie, tout en réduisant les limites des traitements conventionnels.
Le programme comprend des conférences scientifiques, des communications spécialisées et des ateliers animés par des experts de plusieurs pays. Les participants y présenteront les résultats des recherches les plus récentes, débattront des protocoles thérapeutiques émergents et partageront leurs expériences autour de cas cliniques, dans une logique de mise en commun des connaissances.
Au-delà de son contenu scientifique, le congrès traduit la volonté de consolider les passerelles entre la recherche, l’université et les établissements de santé. Les organisateurs ambitionnent également de renforcer la formation continue des praticiens et d’encourager l’émergence de nouvelles collaborations scientifiques susceptibles d’accompagner l’évolution de cette discipline.
À travers ce rendez-vous, Oran confirme son positionnement comme l’un des principaux pôles hospitalo-universitaires du pays. Les recommandations attendues à l’issue des travaux pourraient contribuer à accélérer l’intégration des thérapies innovantes dans les pratiques médicales nationales et à améliorer la prise en charge des patients atteints de cancers du sang en Algérie.

