Meriem B  

Le rythme d’avancement de la station d’épuration des eaux usées de Mers El Kébir a suscité la vive insatisfaction du wali d’Oran, Brahim Ouchene. Lancé en décembre dernier, le projet n’affiche qu’un taux de réalisation d’environ 10%, un niveau jugé particulièrement faible au regard des enjeux de l’opération. Lors d’une tournée effectuée ce dimanche dans plusieurs infrastructures hydrauliques, le wali a exigé une accélération des travaux. À l’inverse, deux autres projets inspectés au centre-ville d’Oran et à Misserghine affichent des niveaux d’avancement nettement plus satisfaisants.

Le contraste était particulièrement marqué, hier, lors de la visite effectuée par le wali d’Oran dans plusieurs chantiers relevant du secteur de l’hydraulique. Entre une opération de réhabilitation des réseaux déjà réalisée à 85%, une infrastructure d’alimentation en eau potable achevée et un projet de station d’épuration qui peine à dépasser les 10%, la tournée a surtout mis en lumière les écarts dans le rythme d’exécution des projets.

À Mers El Kébir, le constat n’a manifestement pas répondu aux attentes de l’exécutif local. Le wali Brahim Ouchene a inspecté le chantier de la station d’épuration des eaux usées, dont les travaux, lancés en décembre dernier, n’ont atteint qu’environ 10% d’avancement.

Face à cette situation, le wali a fait part de son insatisfaction et instruit les responsables concernés de renforcer la cadence des travaux afin de rattraper le retard enregistré. La mise en œuvre de ces directives devra permettre de donner une nouvelle impulsion à un projet dont les objectifs dépassent largement le seul cadre de l’assainissement.

Une station aux enjeux environnementaux

Avec une capacité prévue de traitement de 5 000 m³ d’eaux usées par jour, la future station doit jouer un rôle important dans la protection du littoral de Mers El Kébir. Son entrée en exploitation devrait contribuer à limiter les rejets susceptibles d’affecter le milieu marin et à réduire les risques liés aux maladies à transmission hydrique.

Le projet présente également un intérêt en matière de valorisation de la ressource, à travers la possibilité d’utiliser les eaux épurées pour les besoins agricoles.

Au centre-ville d’Oran, le rythme est tout autre. Le projet de réhabilitation des réseaux d’assainissement et d’évacuation des eaux pluviales de la rue des Sœurs Ben Slimane affiche un taux d’avancement de 85%. L’opération doit notamment permettre de mettre fin aux remontées d’eaux souterraines affectant les sous-sols de l’Hôtel des Finances et du siège régional de Sonelgaz.

1 000 m³ supplémentaires à Misserghine

La tournée s’est achevée au pôle urbain Ahmed Zabana, à Misserghine, avec l’inspection d’une station de pompage et d’un réservoir d’une capacité de 1 000 m³, culminant à 42 mètres.

Le projet étant achevé, le wali a demandé l’achèvement de la phase d’essais et la mise en service de l’installation. Celle-ci doit renforcer l’alimentation en eau potable du pôle urbain et améliorer la pression du réseau, notamment dans les immeubles de grande hauteur.

À travers cette tournée, l’exécutif de la wilaya entend ainsi maintenir la pression sur les projets hydrauliques, avec une priorité clairement affichée : accélérer les opérations en retard et mettre rapidement en exploitation les infrastructures achevées ou proches de l’être.