Meriem B
La protection des ressources hydriques partagées et les risques de pollution des eaux en provenance du pays voisin ont marqué l’ouverture, lundi à Tlemcen, de la Conférence internationale sur la protection des cours d’eau transfrontaliers et la prévention de la pollution environnementale (IC-TWEP 2026). Organisée par l’Université Abou Bekr Belkaid, en collaboration avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), cette rencontre réunit près de 230 participants de 35 pays, jusqu’au 29 octobre.
Au cœur des débats, la vulnérabilité des ressources hydriques face aux changements climatiques, aux rejets polluants et aux difficultés de gestion des cours d’eau partagés. Pour l’ouest du pays, la problématique revêt un caractère particulièrement sensible, notamment au regard des préoccupations liées à la pollution de l’oued Mouilah et à ses conséquences sur l’irrigation agricole et l’approvisionnement en eau potable.
Sept axes de réflexion
« Les eaux transfrontalières constituent un véritable défi pour notre région, particulièrement lorsque la pollution affecte des ressources indispensables à l’agriculture et à l’alimentation en eau potable », alerte la Dr Cherifa Abdelbaki, enseignante au département d’hydraulique de la faculté de technologie de l’Université de Tlemcen et organisatrice de la conférence.
La rencontre s’articule autour de sept axes consacrés notamment aux effets des changements climatiques, aux origines de la pollution environnementale et aux nouvelles technologies mobilisables pour y faire face. L’intelligence artificielle, les bases de données et la modélisation figurent parmi les outils examinés pour mieux comprendre les phénomènes de contamination et identifier des solutions adaptées.
Les participants se penchent également sur les dispositifs de surveillance et de traitement des eaux, les mécanismes juridiques de gestion des ressources partagées ainsi que les perspectives de coopération régionale.
L’oued Mouilah, un enjeu majeur
La situation de l’oued Mouilah illustre l’urgence de renforcer le suivi de la qualité des eaux et de rechercher des réponses durables aux risques de contamination. Pour les organisateurs, cette conférence doit permettre de confronter les expertises internationales et de faire émerger des pistes d’action concrètes.
Au-delà des échanges scientifiques, l’enjeu est de promouvoir une gestion concertée des eaux transfrontalières, dans un contexte où la protection de cette ressource stratégique conditionne autant la sécurité hydrique que l’avenir des activités agricoles.




