
Fatima Benyekhlef
La préservation des ressources hydriques face aux risques de pollution transfrontalière demeure une préoccupation majeure dans la région de Tlemcen. En marge de la deuxième journée de la conférence internationale IC-TWEP, organisée mardi, Hocine Ben Mouafak, directeur général de l’Agence nationale des ressources hydriques, a assuré à CapDz que la qualité des eaux alimentant le barrage de Hammam Boughrara faisait l’objet d’un suivi régulier et rigoureux.
« Nous assurons une surveillance continue, pratiquement quotidienne, de la qualité de ces eaux et, jusqu’à présent, aucun problème n’a été enregistré », a-t-il indiqué, soulignant la vigilance des services concernés face aux risques susceptibles d’affecter cette ressource stratégique. Ce dispositif repose notamment sur les analyses effectuées par les laboratoires de l’agence, en coordination avec l’Agence nationale des barrages et transferts.
Les nappes de Maghnia sous surveillance
Au-delà des eaux superficielles, l’attention se porte également sur les ressources souterraines de la région de Maghnia, largement mobilisées pour l’irrigation agricole. Le responsable a particulièrement insisté sur la nécessité de surveiller les éventuels effets des rejets potentiellement dangereux sur les nappes phréatiques, dont dépendent de nombreux exploitants.
L’Agence nationale des ressources hydriques assure ainsi le suivi de forages destinés à l’alimentation en eau potable, mais également des eaux contrôlées au niveau de la station de traitement et de la station de pompage de Maghnia. Les analyses réalisées par les différents laboratoires concernés contribuent à une meilleure connaissance de la qualité de la ressource. En coordination avec l’Agence nationale des barrages et transferts, l’ANRH assure une surveillance quasi quotidienne des eaux superficielles alimentant le barrage de Hammam Boughrara, exposées aux risques de pollution transfrontalière. Hocine Ben Mouafak insiste sur l’impératif de maintenir une vigilance constante face aux rejets provenant de l’autre côté de la frontière occidentale, afin de préserver la qualité de cette ressource stratégique
Pour le DG l’ANRH, le renforcement des techniques de surveillance, aussi bien quantitatives que qualitatives, est essentiel pour détecter toute évolution préoccupante et prévenir les risques. Dans un contexte de pression croissante sur les ressources hydriques, la vigilance reste ainsi déterminante pour préserver la sécurité de l’approvisionnement en eau et protéger les usages agricoles.



