R.M
Le président du Parlement arabe, Saad Al-Otaibi, a annoncé dimanche au Caire le lancement d’une initiative parlementaire mondiale en faveur de la Palestine, face à la multiplication des menaces pesant sur la population palestinienne, notamment le déplacement forcé et la destruction des territoires.
Lors d’une réunion de la commission Palestine du Parlement arabe, Al-Otaibi a indiqué que cette initiative visait à unifier les positions parlementaires aux niveaux régional et international et à constituer une large coalition destinée à défendre les droits légitimes du peuple palestinien.
L’initiative prévoit également de renforcer les mécanismes de diplomatie parlementaire afin de faire pression pour mettre fin à l’occupation et aux violations commises contre les Palestiniens. Elle comprend notamment le soutien aux mécanismes de reddition de comptes devant la Cour pénale internationale, le renforcement de la documentation des crimes et violations, ainsi que des démarches en faveur de la protection des prisonniers palestiniens.
Le président du Parlement arabe a également appelé à la protection de la mosquée Al-Aqsa et des autres lieux saints, ainsi qu’au maintien du mandat de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA).
Il a, par ailleurs, plaidé pour l’élargissement de la reconnaissance internationale de l’État de Palestine et son accession au statut de membre à part entière des Nations unies. Il a aussi appelé à garantir l’acheminement sans entrave de l’aide humanitaire vers Ghaza et à placer la reconstruction du territoire sous responsabilité palestinienne.
Al-Otaibi a rejeté tout projet visant à déplacer les Palestiniens ou à séparer la bande de Ghaza de la Cisjordanie et d’El Qods occupée, tout en dénonçant l’intensification des attaques de colons, l’expansion des colonies et la confiscation des terres palestiniennes.
Il a enfin appelé à une position internationale ferme et à des mesures concrètes pour faire cesser les violations et traduire leurs responsables en justice, soulignant la nécessité de renforcer le rôle de l’ONU dans l’application des résolutions de la légalité internationale.
