Fatima Benyakhlef
Organisée par l’Université Aboubakr-Belkaïd, en collaboration avec la DGRSDT, la rencontre réunira du 26 au 29 octobre des chercheurs et des spécialistes autour des défis liés à la pollution, aux changements climatiques et à la gestion durable des ressources hydriques partagées.
La protection des cours d’eau transfrontaliers et la prévention de la pollution environnementale seront au centre des échanges scientifiques qui s’ouvrent ce lundi à Tlemcen. Organisée par l’Université Aboubakr Belkaïd, en collaboration avec la Direction générale de la recherche scientifique et du développement technologique (DGRSDT), la Conférence internationale sur la protection des cours d’eau transfrontaliers et la prévention de la pollution environnementale (IC-TWEP 2026) se poursuivra jusqu’au 29 octobre.
Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la multiplication des pressions sur les ressources en eau. Aux effets des changements climatiques et à la variabilité des précipitations s’ajoutent les rejets domestiques, industriels et agricoles, qui peuvent compromettre la qualité des milieux aquatiques et fragiliser les équilibres environnementaux. Lorsque les cours d’eau traversent plusieurs frontières, ces difficultés prennent une dimension supplémentaire, en soulevant des questions de surveillance, de responsabilité et de coordination entre les territoires concernés.
L’enjeu est donc autant environnemental que scientifique et institutionnel. Les ressources hydriques partagées contribuent à l’approvisionnement en eau, au développement agricole, à la production énergétique et à la préservation de la biodiversité. Leur protection suppose des dispositifs de suivi fiables, une meilleure connaissance des sources de pollution et des mécanismes de coopération permettant d’agir durablement sur les facteurs de dégradation.
Le programme de l’IC-TWEP 2026 prévoit d’aborder plusieurs dimensions de cette problématique, notamment les effets conjugués du changement climatique et de la pollution, les technologies de surveillance et de traitement, les mécanismes juridiques de gestion des eaux transfrontalières ainsi que la coopération régionale et la diplomatie de l’eau.
La transformation numérique figure également parmi les axes annoncés, avec un intérêt particulier pour les applications de l’intelligence artificielle et du Big Data dans la modélisation hydrologique, la prévision des inondations et la surveillance de la pollution. La recherche universitaire, l’éducation environnementale et la participation des communautés locales complètent les thématiques de cette rencontre.
Pour la région de Tlemcen, la question des ressources hydriques transfrontalières présente un intérêt particulier, notamment à travers la problématique de l’oued Mouilah et du barrage de Hammam Boughrara. La qualité des eaux, l’identification des sources de pollution et les moyens de préserver durablement les ressources constituent, dans ce contexte, des enjeux qui méritent une attention scientifique rigoureuse.
En réunissant chercheurs et spécialistes autour de ces défis, la conférence offre un cadre d’échange sur les connaissances disponibles et les solutions susceptibles d’améliorer la gestion des ressources hydriques partagées. Les contributions présentées au cours des travaux permettront notamment de mesurer les avancées scientifiques et les pistes de coopération envisagées face aux risques de pollution environnementale.
