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L’université Algérienne confirme sa percée à l’international

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Wassila. B

Neuf établissements algériens intègrent le prestigieux classement US News Best Global Universities 2025-2026, avec une mention spéciale pour l’université Djilali Liabès de Sidi Bel-Abbès, qui entre dans le Top 1 000 mondial en se hissant à la 849e place. Cette performance, qui confirme une dynamique ascendante observée d’une édition à l’autre, est le fruit de longues années de labeur et d’investissements soutenus dans la recherche et la formation supérieure. Elle consacre, au niveau national, la supériorité d’une institution longtemps perçue comme un pôle régional et qui s’impose désormais comme un acteur de la compétition académique internationale, aux côtés des grandes universités du Nord.

Aux côtés de Sidi Bel-Abbès, huit autres universités complètent ce tableau flatteur : Sétif 1, Tlemcen, l’Université des sciences et de la technologie Houari-Boumédiène (USTHB), Annaba, Béjaïa, Boumerdès, l’Université des sciences et de la technologie Mohamed-Boudiaf d’Oran, ainsi que Biskra. Ce panorama géographique équilibré, qui couvre l’ensemble du territoire national, témoigne d’une émergence universitaire qui dépasse les seuls grands centres urbains du Nord pour s’étendre aux Hauts Plateaux et au Sud. Cette répartition reflète la volonté des pouvoirs publics de promouvoir un enseignement supérieur décentralisé et de qualité, au service du développement régional et de la réduction des inégalités territoriales.

Le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a salué ces résultats sur les réseaux sociaux, réaffirmant sa vision d’une université algérienne « moteur de l’innovation et de la croissance économique nationale ». Il a inscrit cette réussite dans une politique de modernisation et de visibilité internationale assumée, qui passe par le renforcement des partenariats avec les établissements étrangers, l’amélioration des conditions de recherche et la mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins du marché du travail. Le ministère entend capitaliser sur ces acquis pour attirer davantage d’étudiants internationaux et de chercheurs, faisant de l’Algérie une destination d’excellence dans le bassin méditerranéen.

Pour autant, ces classements, aussi flatteurs soient-ils, ne doivent pas occulter les défis persistants auxquels l’université algérienne est confrontée : besoins en financement, adéquation entre les formations et les débouchés professionnels, qualité de la gouvernance et attractivité des carrières académiques. La reconnaissance internationale est un premier pas, mais elle doit s’accompagner de réformes structurelles profondes pour que l’excellence académique profite pleinement à l’économie nationale. Le chemin est encore long, mais la présence de neuf universités dans ce classement de référence est un signal encourageant, qui conforte l’idée que l’Algérie dispose des talents et du potentiel pour s’imposer comme un pôle d’enseignement supérieur et de recherche en Afrique et dans le monde arabe.

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