Wassila. B
Le défi n’est pas lancé par hasard, mais par un acte politique fort qui renoue avec l’essence même de la souveraineté : en liant la santé des Algériens à la célébration de l’Indépendance, le président Abdelmadjid Tebboune inscrit la question médicale dans le registre du devoir national et de la dignité retrouvée. En prononçant le mot « nif », il ne cède pas à la rhétorique, mais touche l’orgueil d’un peuple qui refuse de voir ses enfants contraints de demander des soins ailleurs, comme si l’Algérie était encore une terre de dépendance. Ce jour symbolique, il ne l’a pas choisi pour une simple inauguration, mais pour sceller un pacte : faire de la santé un champ de bataille pour l’émancipation, tout comme le fut la lutte pour le drapeau.
L’inauguration de l’hôpital de cardiologie pédiatrique de Mahelma, premier établissement « 100 % numérisé » du pays, est la preuve tangible que cette ambition repose sur des actes concrets, et non sur de simples vœux pieux. Cet investissement dans la technologie et les infrastructures de pointe démontre que l’État algérien est résolu à bâtir une médecine moderne, compétente et accessible. En fixant l’objectif ambitieux de « zéro Algérien soigné à l’étranger », le Président lance un défi à l’ensemble du corps médical national, par une foi inébranlable dans le génie local. Il ne s’agit pas d’un repli, mais d’une montée en puissance : former ici, équiper ici, soigner ici, pour que l’excellence ne soit plus un luxe d’expatriation.
Cette décision audacieuse répond également à une nécessité économique et morale longtemps occultée. Le transfert des malades vers l’étranger, au-delà du coût humain du déracinement, représente une saignée en devises que notre économie ne peut plus tolérer. Mais plus encore, le Président Tebboune met fin, avec fermeté, à l’instrumentalisation de notre système de santé par certains cercles anti-algériens. Les attaques répétées visant à stigmatiser notre pays trouvent ici une réponse cinglante : l’Algérie n’a rien à envier, et elle paiera ses dettes conventionnelles, et elle entend bien rapatrier la dignité de ses citoyens. La question n’est donc plus comptable, elle est politique : elle met fin à une forme de dépendance insidieuse et coupe l’herbe sous le pied de ceux qui faisaient de nos malades un argument de propagande anti-algérienne.
Enfin, en lançant ce défi à ses médecins et à ses administrateurs, Abdelmadjid Tebboune tend une main confiante à sa jeunesse et à ses élites. Il ne promet pas un système parfait du jour au lendemain, mais il ouvre une perspective historique : celle d’une Algérie qui soigne ses enfants par ses propres moyens. L’hôpital de Mahelma n’est qu’une première brique d’un édifice qui se veut solide ; il incarne le renouveau d’une politique sociale enfin souveraine. En cette journée de commémoration, le Président nous rappelle que l’indépendance ne se limite pas aux frontières terrestres, mais qu’elle se conquiert chaque jour dans les hôpitaux, les écoles et les usines. Son engagement est un appel à l’unité nationale : pour que plus jamais un Algérien ne quitte sa terre pour guérir, parce que l’Algérie est désormais assez grande pour porter tous ses enfants.

