Meriem B
De l’intelligence artificielle à la santé numérique, en passant par les énergies renouvelables et l’agriculture de précision, quatorze projets portés par des étudiants et jeunes porteurs de projets de l’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf (USTO-MB) ont été retenus dans la deuxième édition du défi national ProtoMarket II. Une sélection qui témoigne du potentiel d’innovation de l’université et de sa volonté de rapprocher la recherche scientifique du monde économique.
L’Université des sciences et de la technologie d’Oran Mohamed-Boudiaf confirme la vitalité de son écosystème entrepreneurial. Quatorze projets issus de ses rangs ont été sélectionnés dans le cadre de la deuxième édition de ProtoMarket II, un résultat qui consacre la capacité des étudiants et des porteurs de projets à investir des domaines technologiques variés et à concevoir des solutions susceptibles de trouver des applications concrètes.
La sélection fait la part belle à l’intelligence artificielle, avec quatre projets : DETECTINI, porté par Alaa Ghamari, Vibrasafe IA de Kawther Benhamou, FLOWMERCE de Salim Far Eddahab et Forsa d’Elias Menouara. La santé numérique constitue un autre axe important, représenté par LEÏOS SKIN, d’Amira Amel Senoussi, SmileGlaze, de Firyal Senoussi, et EYE EXTRACT, de Khaoula Djedda.
Le commerce électronique est également présent à travers RIWAM, développé par Hamza Berfas, et SARL BH Event, porté par Zineb Bentahar. Dans le domaine des technologies éducatives, MONASIQ, d’Imad Rachdi, figure parmi les projets retenus. À ces initiatives s’ajoutent ComposiTech Pipelines Service, de Tarek Hadri, consacré aux énergies renouvelables, et ALGOFERT-BIO, de Nawal Sellami, orienté vers l’agrotechnologie et l’agriculture de précision.
La sélection comprend par ailleurs Wave Boat, un projet de Karima Medfer dédié au tourisme et aux voyages, ainsi qu’un dispositif électronique intelligent de régénération des huiles usagées par procédé thermo-gravitationnel, avec commande à distance et géolocalisation GPS, conçu par Nourhane Yousra Khodja.
Au-delà de cette distinction, l’enjeu est désormais de faire franchir à ces initiatives une nouvelle étape, en passant de l’idée au prototype, puis à la validation technologique et aux perspectives de mise sur le marché. Cette démarche répond à l’ambition de valoriser les compétences scientifiques et techniques développées à l’université, tout en favorisant l’émergence de solutions adaptées aux besoins socio-économiques.
Cette orientation s’inscrit dans la politique de promotion de l’entrepreneuriat universitaire, notamment à travers le dispositif de l’arrêté ministériel n° 1275 relatif à la valorisation des projets de fin d’études et à l’accompagnement des étudiants dans la création de microentreprises et de start-up.
À l’USTO-MB, cette dynamique repose notamment sur l’action conjuguée de l’Incubateur universitaire et du Centre de développement de l’entrepreneuriat, chargés d’accompagner les porteurs de projets dans la maturation de leurs idées et la structuration de leurs initiatives. Placées sous la supervision du recteur, le professeur émérite Ahmed Hamou, ces structures sont dirigées respectivement par le professeur Mahalla Kada et Nasreddine Sayad.
La sélection de ces quatorze projets constitue ainsi un signal encourageant pour l’innovation universitaire à Oran. Elle souligne l’importance de l’accompagnement institutionnel pour transformer le potentiel scientifique des étudiants en initiatives entrepreneuriales et renforcer les liens entre l’université, l’entreprise et l’économie nationale.




